M.E.M.A.M.E.- Chapitre 1 « Tata Agatha, je te hais ! »


M.E.M.A.M.E.- Chapitre 1  « Tata Agatha, je te hais ! »

 
Pdv normal

Je me levais complètement épuisé à l'idée de devoir avouer à Castiel que je vais partir chez ma tante pour 1 mois. Je fixais la fenêtre, et me décida enfin à ouvrir les volets, en face se trouvait la fenêtre de la chambre de Castiel, ce qui m'énervais à chaque fois que je regardais par celle-ci, car là seul chose que je vois, que je remarque, c'est lui. Je regardais attentivement ses volets qui étaient fermés, en même temps, à cette heure ! Il était en effet que 3 heures du mat' mais je n'arrivais pas à me rendormir depuis une bonne heure. Je continuais quand même de fixer les volets de mon voisin avec insistance. Va-t-il se lever ? Je suis sûr que non, pourtant, je ne peux m'empêcher d'attendre, et d'attendre...
Quand j'en eus marre, c'est-à-dire 2 heures plus tard, je me traînais jusqu'à la salle de bain. Je me lavais, et m'habillais
Je me regardais profondément dans le miroir, me demanda à la fois qui était cette fille et comment j'étais devenu comme ça.
-         Tu peux y arriver, et puis qu'est-ce qu'il risque de dire ? « T'es obligé ? », « Pourquoi tu me fais ça ? », « Il y a d'autres choix ! ». Pff... J'suis ridicule ! Je le connais que trop bien, et j'suis mal barré...
Je suis retournais dans ma maudite chambre, je regardais par la fenêtre, et à ma grande surprise, je vis les volets ouvert à 7h30 du mat' !! Castiel, t'es malade ou quoi !? Remarque, moi aussi... Je le vis debout dans sa chambre, ses cheveux en pétard, et son pyjama rouge sur lui. Comme si il avait capté ma présence, il se retourna et me regarda droit dans les yeux. Son regard me reprochait quelque chose, mais quoi ? Lui avait-on dit que je partirai demain ? Nooooonnnn !! Pas ça ! Ça aurait dû être à moi de lui dire, moi et moi seule. Il me fit le geste d'ouvrir ma fenêtre ce que je fis en tremblant un peu, à mon grand regret.
-         Dans 20 minutes, dehors ! Me cria-t-il.
Puis après avoir était sûr que j'ai compris, il referma sa fenêtre et je fis de même.
 
Pdv Castiel

Je lui ai dit que je voulais lui parler, je pense qu'elle se doute que c'est à propos de son départ. Cette tête ne me ment jamais, mais pourquoi m'a-t-elle rien dit ? De quoi a-t-elle peur, au juste ? Je ne risque pas de la laisser tomber, je n'ai juste pas envie de l'attendre... Et si... ? Mais oui ! J'vais lui demander ça, et je soudoierai son père, et tout ira bien. Enfin, j'espère... Je m'habillais et comme je lui avais dit, 20 minutes plus tard j'étais près. Je descendis à toute vitesse les marches de l'escalier, je vis ma mère, et mon père dans la cuisine. Lysandre doit encore dormir... Je piquais un pain au choc' et en sortant de la pièce, ma mère m'interpella :
-         Tu pourrais prendre un peu plus de choses.
-         Je sais mais sinon j'vais être en retard, lui répondis-je.
-         Tu vas voir Mélanie ?
-         Comment-t-as deviné ?
-         Cette fille va te rendre fou, m'a-t-elle dit en rigolant.
Je sortis de la salle, longea le salon, puis le hall, et arriva enfin à la porte. Je l'ouvris et remarqua que Mel n'était pas encore là. Quelques minutes plus tard je la vis sortir furax de chez elle, et claquer la porte violemment derrière elle.
 
Pdv normal

Non, mais j'hallucine !!! Il est sérieux ?! Alors pour une journée de merde, c'est une journée de merde !
-         Enervée ?
Je me tournais vers ma droite d'un seul coup, et vis Castiel avancer vers moi.
-         J'en ai marre !
-         De quoi ? Me demanda-t-il.
-         Ooh ! Mais de ce mec ! Je pointais la direction de chez moi.
-         Qu'est-ce qui c'est passé ? Me demanda-t-il inquiet cette fois.
-         Tu sais le grand adulte brun qui vit chez moi !
-         Ton père ?
-         Ouai, ben il voulait pas me laisser sortir du c*n.
-         J'y suis pour rien, moi !
-         Je sais, sorry, je lui ai fait un grand sourire.
-         Allez, viens ! On va parler.
-         Dac'.
Je le suivis, je reconnais chaque rue, « rue Martin », « rue des tournesols », et enfin « chemin de terre ». On passa sous l'immense portail noir indiquant l'entrée du parc. Il n'y a jamais beaucoup de monde le matin, surtout à 8h30... On marcha jusqu'à arriver à notre banc habituel où il y a, presque, jamais personne.
On se posa dessus et il me posa la question que je ne voulais pas qu'il me dise, pourtant, il l'a fait.
-         Tu vas partir à quelle heure demain ?
-         Pourquoi ? Ça t'intéresse ?
-         Pourquoi je serai pas intéressé ?
-         Je sais pas...
-         Alors ?
-         Vers 10 heures...
-         Très bien.
-         Quoi ?
-         Tu croyais vraiment que j'allais te laisser m'abandonner ?
-         N-non, enfin...
-         Pourquoi tu me l'as pas dis ?
-         Parce que je tiens énormément à toi.
-         Moi aussi, tu sais ? Même sans doute plus que toi.
-         J'crois pas...
-         En est tu si sûr ?
Oui, puisque je suis amoureuse de toi mais pas toi, je t'aime plus que tout au monde...
-         Pourquoi je le serai pas ?
-         Parce que tu es toi.
-         Ça veut dire quoi, ça ?
-         Que tu es une fille exceptionnelle, Mel.
J'ai eu un coup de chaud d'un seul coup, mes joues devaient être toutes rouge. Ça m'énerve !
-         C-c'est vrai ?
-         Bien entendu.
Il ne ment pas, ça se voit, je le connais trop. J'espère juste ne pas me tromper à son sujet...
-         Et du coup, tu fais quoi ?
-         Je viens avec toi.
Quoi ?!! Mais mon père va me tuer, il ne va jamais accepter ! Au secours...
-         On va s'arranger, fais pas c'te tête.
-         Quelle tête ?! J'fais une tête bizarre, là ?!
-         Calmos, ok ?
-         Tu veux que je me calme ?!
-         Oui.
-         Mais...
Il me transporta jusqu'à son torse où je me détendis un peu...
-         Je vais devoir soudoyai beaucoup de personnes en commençant par ton père. Mais au moins ce sera fait.
-         Ouais, s'tu le dis...
-         Allez, on devrai rentrer, ils vont se demander où on est passés.
-         Pour ma part, j'en suis pas si sûr...
-         Pff, arrête d'avoir des doutes et fonce.
J'aimerai bien mais avec toi ce ne sera pas moi.
On marcha sur le chemin qu'on avait pris à l'allé. Je ne pouvais que le regarder, encore, et encore tellement je craquais pour lui. Mon dieu ! Mais je fais quoi là ? Il faut que j'arrête, sinon il va s'en rendre compte... Il entra avec moi, chez moi.
A son arrivé, mon père le fusilla du regard, mais bon, il devait avoir l'habitude :P
 
Pdv Castiel

Son père faisait quand même un peu flipper mais je vais devoir faire avec. Castiel, voyons, tu n'as peur de rien. Enfin, ouais, on va dire ça !
-         Bonjour monsieur.
Bonjour monsieur ? Mais c'est pitoyable !
-         Bonjour Castiel, que nous vaut ta visite ?
-         J'aimerai vous parler.
-         Bien sûr, suivez-moi.
Je le suivis en laissant Mel en plant, pauvre Mel. Je me retournais quand même dans sa direction et elle me regardait avec un regard si intense, profond, et tendre que je faillis lui dire toute la vérité... Mais non, t'es c*n, lui dis pas !
Je me retournais vers Thierry, le père, et lui emboîta le pas. Il m'amena jusqu'à son bureau, qui était décoré comme « à l'ancien temps ».
-         Je te pris, assis-toi, me dit-il en m'indiquant une chaise.
Je m'assis à cette chaise, attendis qu'il soit lui aussi assit. Puis je commençais :
-         Je voudrai...
-         Partir avec mes filles chez leur tante, mais vas-y, voyons.
-         Vous êtes sérieux ?
J'étais tellement surpris que je ne pouvais rien dire d'autre.
-         Mélanie vous adore, vous s'avez. Alors ne lui faite rien de mal.
-         Pourquoi je lui ferai quoi que ce soit ?
-         Je n'ai pas confiance en vous.
-         Pourquoi ?
-         Parce que vous êtes dangereux.
-         Dangereux ?
-         Oui, vous êtes un casse-cou, un voyou, et une personne froide comme du roc mais avec Mélanie vous êtes complètement différent et j'apprécie.
-         En même temps, c'est ma meilleure amie.
-         Faite que ça la reste toujours.
-         J'y manquerai pas le moins du monde.
-         Sur ce, au revoir monsieur Castiel.
-         Au revoir.
Puis je partis en toute hâte pour rejoindre Mel.
 
Pdv normal

Il devrait pas tarder t'en fait pas, normalement, il n'y a pas eu de bruit fort donc pas de mort ou de blessé. Castiel, reviens, vite ! Dépêche !
-         Je t'ai manqué ?
Mon c½ur à manqué un battement, et c'était Castiel.
-         Trop.
Il me sourit et je lui répondis par un autre sourire.
-          Alors ? Me précipitai-je de demander.
-          Je viens avec toi.
-         Sérieux ?
-         Oui, et il m'a aussi dis d'autres trucs...
-         Quoi ?! Quoi comme autres trucs ?
-         Que je devais veiller sur toi.
-         Ah...
-         Allez, a demain.
-         A demain.
Il me fit un bisou sur la joue et partit. Mon après-midi se passa sans rien en particulier. J'allais le soir dans ma chambre, où je vis Castiel jouer de la guitare, je me demande quoi ? Vu qu'il chante en même temps, j'aurai trop envie de l'écouter. Au bout d'environ 3 minutes, il s'arrêta, posa sa guitare, rangea ses partitions et au moment de fermer ses volets, il me remarqua enfin.
Il m'observa attentivement, me sourit, et ouvrit sa fenêtre, je fis de même.
-         Devant chez moi à 9 heures, lui dis-je.
-         Aucuns soucis. Bonne nuit !
-         Bonne nuit !
Je fermais mes volets et alla me coucher. Je me levais après une bonne nuit de sommeil, me prépara, et alla à l'étage du dessous.
Il était 8 heures du mat', j'entrais dans la cuisine et vis Rosa et mon père assis à la table, parlant, rigolant, et mangeant. Ça va que j'avais l'habitude qu'ils ne m'attendent pas mais à chaque fois j'avais de la tristesse qui venait.
Je pris les céréales dans le placard, du lait mis tous dans un bol. Je me fis griller du pain, pris le beurre, alla à la table. Je m'installais, à ma place habituelle, en face de Rosa, mon père étant à côté d'elle. Ils ne m'avaient toujours pas remarqué quand le pain fut prêt. J'étalais le beurre sur celui-ci, mangea en les ignorant comme ils le faisaient, eux.
Quand ma s½ur eut finit, elle m'ordonna de laver son bol, mon père m'ordonna, pour son bol cette fois, de le laver aussi.
Je finis de manger, puis pris les trois bols et les lava, à la main.
-         Tu nettoie la table maintenant ! M'ordonna mon père, qui avait vu que j'avais fini.
-         Mais oui, mais oui, chuchotais-je.
Puis ignorant ma remarque, il partit. C'était comme ça tous les matins depuis que maman était morte. J'ai pris l'habitude à force, mais la haine, et la tristesse restaient toujours. A chaque fois que je répliquais quelque chose, mon père me punissait ou me gifler pour que ça me serve de leçon.  Je n'étais pas une enfant battu, non, juste une fille qui servait de « femme de ménage » et qu'on éduquait ainsi. Ça avait beau être injuste, c'était la pure réalité. Personne n'était au courant, même pas Castiel mais il s'en rendrait bien compte chez ma tante... Je ne veux pas qu'il sache, non pas ça ! Après, il me protègerait tous le temps, et leur diraient sans doute des méchancetés, leur demandant pourquoi ils agissaient ainsi ? Mais moi je s'avais...
Après avoir nettoyais la table, je pris ma valise qui était dans ma chambre, me dépêcha d'aller en bas. Je mis mon gilet noir et alla dehors.
 
Pdv Castiel

J'étais prêt, ma valise aussi. Je sortis dehors, alla devant chez Mel, et vus que son père s'approcha d'elle, lui prit le poignet, et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Etrange... Dès que son père me vu, il s'arrêta immédiatement pour me parler :
-         Déjà prêt ! C'est un bon début...
Que voulait-il dire par là ? Rien de bon, je le sentais...
-         Père, voyons, dit Rosalya en rigolant.
-         Alors, toi ! Arrête ça tout de suite ! Lui dit Mel enrageait.
-         Mélanie ! Lui beugla son père.
Elle ne baissa pas la tête comme elle le fait d'habitude, elle supporta son lourd regard de reproche. Il sourit, fier et dit :
-         Très bien, alors vous allez marcher.
Rosalya étouffa un juron, et dit en suite, en s'adressant à sa s½ur :
-         Bah, bien joué !
-         J'y suis pour rien, lui rétorqua celle-ci.
-         Mais bien sûr.
J'attendis que leur père parte pour enfin dire :
-         J'ai une moto, Mel.
-         Et nos valises ? S'étonna Rosalya.
Mel me regarda, et on eut un regard complice. Elle pensa la même chose que moi. On regarda sa s½ur, et Mel ajouta amusée :
-         Tu peux très bien le faire.
-         Quoi ?!
-         T'as très bien compris, ai-je fait à mon tour.
-         Mais...
-         Et si tu les « égares » en chemin, sache que ta tête ira dans le mur, lui coupa Mel.
Rosalya eut un instant de frayeur, et ne pipa mot. Elle prit les trois valises et partit comme ça. Mel et moi, nous nous firent un check. Puis je l'emmenais jusqu'au garage où se trouvait ma moto.
 
Pdv normal

Je suivais Castiel, en étant trop heureuse de ce que j'avais fait même si c'était pas la première fois.
Quand on arriva à son garage, j'étais la plus heureuse du monde. Il sortit sa moto, on monta dessus, je m'accrocha à lui, bien sûr on avait pas de casques :P On arriva 5 minutes plus tard à la gare. On attendit Rosalya 20 bonnes minutes, puis on monta dans le train. Je me mis à côté de Castiel, et Rosa se mit derrière nous et ne disait toujours rien. A croire qu'elle était trop essoufflée et humilier pour se vanter de quoi que ce soit. Pourquoi est-ce qu'il faut qu'il sache ? Mon père a fait exprès, d'ailleurs il me l'a bien dit tout à l'heure... pff, quel massacre ! Je ne veux pas que tout arrive. C'est nul, injuste...
-         A quoi tu penses ? Me demanda Cast qui avait remarqué que j'étais perdu dans mes pensées.
-         Tu le sauras plus tard, puis je me forçais à faire un sourire.
-         Dis-moi...
-         Non !
-         Pourquoi ?
-         Ça te regarde pas.
-         Tous ce qui te concerne me regarde.
-         Et pourquoi donc ?
-         Tu le sauras un jour...
Je lui fis un demi-sourire, et regarda par la fenêtre ce qui se passait. Le paysage défilait comme dans un film qui passait vite. C'est là, que tu te rends compte que le temps ne s'arrête pas, il fait que défilait. Il ne laisse même pas le temps d'arranger les choses, il fait juste que passer en faisant vieillir toutes les choses qui sont là, en ce moment. Pourquoi est-il si diabolique ? Parce que la vie est ainsi faite ? Sans doute... Mais alors comment doit-on vivre pour ne jamais rien regretter ? C'est impossible de ne rien regretter. Strictement impossible... Moi, j'aurais t'en voulu fuguer et ne jamais revenir mais alors Cast aurait vécu sans moi, je n'aurais jamais vécu tous ce que j'ai vécu. Et puis, il y a ce sentiment que j'éprouve pour lui, je ne l'aurais jamais connu sinon... L'amour fait si mal. Pourquoi ressent-on tous ce qu'il est ? Pourquoi cela existe ? Personne ne pourra clairement me répondre sur ce sujet. Quel dommage !
-         Pourquoi ?! Je fus étonné de m'entendre parler à voix haute, en plus maintenant tous les gens autour de nous me regardaient parce que j'avais crié.
Oups...
-         Pourquoi, quoi ? Me glissa Castiel dans un chuchotement pour que les autres n'entendent pas.
Allez ! Sois forte, dis-lui tes pensées !
-         Je me demandais pourquoi l'amour existe.
Qu'est-ce que j'ai dis ?! Merde ! N'essaye pas de comprendre ce que j'ai dis, s'il te plaît Cast... Faite qu'il n'ait rien entendu... Pitié !
Je tournais la tête dans sa direction et le vu qui me regardait avec étonnement. Et merde !
Pourtant, il reprit vite son sourire comme s'il ne voulait pas que je le vois comme ça... Bizarre...
-         Dis-moi pas que tu rêves de ton prince charmant, se moqua-t-il.
-         Bien sûr que non !
Son sourire disparu et il devenu énervé. Il me répondit d'un ton froid que je ne lui avais jamais connu :
-         Alors qui est l'heureux élu ?
-         Hein ?
-         Ne joue pas à ça avec moi, tu sais très bien de quoi je parle !
-         Mais je...
-         C'est ça !
-         Mais...
-         Alors c'est qui que tu aimes ?!
Oups... Cette fois je ne pouvais pas y échapper. Mes joues viraient au rose, puis petit à petit que le temps passé, elles devenaient rouge de plus en plus. Oh ! Non... Quel cauchemar ! Reprends-toi Mélanie. Allez ! Vite... Ce n'est pas grave, il ne se doute pas que c'est lui... Heureusement d'ailleurs sinon je crois que j'aurais suffoquais. Ça va aller... Tout va rentrer dans l'ordre, tout va bien se passer...
Au fur et à mesure, mes joues reprenaient leur couleur normal. Castiel me fixait comme pour chercher dans mes pensées les plus profondes. J'eus peur qu'il n'ait su mais tout montrer qu'il n'avait aucune idée de qui j'étais amoureuse. Je voulais tant lui dire que c'était lui juste pour voir sa réaction. Il faut que je me concentre, que je me reprenne...
Au bout d'un moment Rosa, qui n'avait pipé mot jusque-là, n'avait pourtant pas loupé une miette de la scène, qui venait de se dérouler sous ses yeux. Et comme si elle s'était retenue jusque-là, elle se mit à glousser.
-         Mais ferme la, la dinde ! Lui gueulai-je.
-         Calmos la pute, me répondit-elle.
J'ai essayé de me calmer... Bon ok ! Je me suis plus qu'énerver... Mais j'y peux rien, elle n'a qu'à pas me traiter de la sorte.
Je me suis détacher, me suis mise à genoux sur le siège, mon ventre contre le siège. J'ai baissé la tête pour la regarder dans les yeux et lui ai dis sèchement :
-         Qu'est-ce que t'as dis !!
-         Moi ? J'ai dis quelque chose ? En disant ça, elle chercha autour d'elle les regards des gens pour affirmer qu'elle n'avait rien fait.
-         Oh... Arrête !
Elle fit un sourire angélique. Je n'avais même pas repérer Castiel qui s'était déplacé jusqu'à être debout à sa gauche. Il détacha la ceinture de ma s½ur, la prit par le col et lui dit :
-         De quoi tu l'as traité ?!
Rosalya pâlit d'un seul coup, elle venait de réaliser ce qui se passé... Son visage afficha de la terreur.
-         J'attends !!
-         J-je... euh... humm... r-rien...
-         Ouais, c'est ça !
Après quelques secondes, il la lâcha enfin...
Je me rassis sur mon siège, remis ma ceinture, et regarda par la fenêtre comme si de rien était. Je sentis Castiel s'installai à mes côtés.
Je ne voulais pas le regarder de peur de me rappeler de ce qui venait de ce passé...
Je lui enlaçais tout de même le bras, et mis ma tête sur son épaule, comme pour un remerciement. Je n'entendis même pas ce qu'il dit à ce moment-là, je m'endormis directement.
 
*
 
J'ouvris un ½il quand Castiel me murmura quelque chose à l'oreille.
-         Hein ? Dis-je encore endormis.   
-         On est arrivé, me dit-il.
Je le regardais de mon seul ½il ouvert, et reposa ma tête sur son épaule en fermant les yeux.
Je me repassa ce qu'il venait de me dire dans ma tête, et je sursautais cette fois complètement réveillé en disant :
-         On est arrivé !
Il se mit à rire légèrement. Je le regardais dans les yeux désespéré. Ce qui le fit sourire...
On descendit du train. Je sautais sur place, non pas à l'idée de revoir ma tante, mais de retrouver cette ville de rêve... Paris.
Ma joie s'arrêta d'un coup quand la sonnerie du portable de ma s½ur retentit  
Je hais c'te putain de musique.
 
Pdv Rosalya

Je répondis au téléphone avec désespoir en voyant de qui il s'agissait. Je pris tout de même un big smile pour paraître contente.
 
Conversation téléphonique :
-         Coucou ma tante !
-         Bonjour ma chérie !
-         Il y a un problème ?
-         J'ai une réunion importante dans dix minutes alors je ne peux pas venir TE chercher...
-         Mais on va faire quoi alors ?
-         Tu as deux heures à attendre alors vas t'acheter de beaux vêtements.
-         Sérieux ?! Je peux ?
-         Mais bien sûr mon c½ur.
-         Merci !
-         De rien.
-         A toute !
-         A toute à l'heure ma chérie.
Fin de la conversation téléphonique.
Je suis tellement excitée de pouvoir m'acheter ce que je veux. Désolé papa mais la carte bleu que tu m'as donné vas y passer...
 
Pdv normal

Rosa discutait sans doute avec Agatha.
-         Alors ? Lui demandais-je.
-         Alors ! Dit-elle toute excitée.
Elle fit un tour sur elle-même et en revenant me pointa du doigt.
-         On a DEUX heures de liberté ! Me dit-elle encore plus excitée qu'avant.
-         Attends... ça veut dire que je vais pas voir cette vielle peau avant quatre heures de l'aprèm !
-         Aussi oui... Mais je vais pouvoir faire du SHOPPING !
-         Mais c'est génial je vais plus te supporter !
Elle allait ouvrir la bouche pour sans doute me dire une insulte mais dès qu'elle vu Castiel, elle se tut.
 
*
 
Moi et Castiel, nous nous installâmes sur un banc non loin de la gare. Je pense que Rosa doit être au paradis des fringues mais moi je préfère rester avec Castiel vu que je ne suis pas trop shopping.
On discuta, joua, tandis que la musique fonctionnait à côté de nous grâce à la mini enceinte de Cast.
Puis il fut vite 15h50.
Rosa passa devant nous en courant avec une tonne de sac à la main.
-         Hello ! Lui criai-je.
Elle se retourna en faisant un bond de dix bons centimètres.
-         Oh... Salut ! Me répondit-elle.
-         Elle va bientôt arriver... Me dit-elle entre ses dents.
-         Je sais... pff...
-         Allez ! On se bouge la dedans !
Je soupirais tous ce que je pus.
Castiel se leva en me tendant la main, je la pris, et il me leva sans difficulté.
Agatha arriva en voiture peu de temps après... Elle vint vers nous...
 
Pdv Agatha

J'arriva enfin... Quand je sortis de la voiture je fus toute heureuse de voir ma petite Rosa chérie mais je remarquais bien vite l'horreur qui se tenait à côté de celle-ci, mon autre nièce... Quel horreur !
-         Tu pourrais faire un effort dans tes habits ! Dis-je à l'attention de Mélanie. 
-         Ça te dérange ?!
-         Oui, tu vois, moi, je vais devoir te voir tout un mois.
-         Oh ! Mon dieu !
-         Quoi !
-         Je viens de me rappeler à quel point t'étais laide et chiante !
Quelle garce ! J'ai fait comme si je n'avais rien entendu.
-         Castiel c'est ça ?
-         Ouais, qu'est-ce t'as ? Me répondit-il.
-         Mon dieu ! Je vais devoir supporter trois non-éduqués... Heureusement que j'ai ma petite Rosa.
-         Trois ? Attends... y a Jo ! S'exprima Mélanie.
-         Oui...
-         Pourquoi traites-tu ta fille de non-éduqué ? Osa-t-elle.
-         Elle a changé, lâchai-je dans un seul souffle.
-         Sérieux ?! Lâcha Rosa dégouté.
-         Oui... Malheureusement...
 
Pdv normal

Jo... Je l'avais complètement oublié... Quelle conne ! Oublié Jo !
Castiel devait être complètement pommé. Je lui chuchotais donc à l'oreille :
-         Jo est ma cousine.
Il fit un hochement de tête pour me dire qu'il avait compris.
 
*
 
On arriva enfin chez Agatha après trente bonnes minutes de route.
On entra dans la baraque que je trouve comme le paradis incarné.
Castiel avait toujours et encore la bouche ouverte.
-         Mélanie peut tu faire visiter à Castiel ? Me demanda Agatha.
-         No souci !
Elle étouffa un juron de mécontentement.
Au bout d'un moment je retrouvais le sourire et dis à Cast :
-         Allez ! Viens !
-         Ouais, ouais j'te suis.
-         Là c'est la cuisine 
J'ouvris la porte d'en face,
-         Là c'est la salle à manger.
J'ouvris une autre porte, entra dans un couloir et ouvris encore une porte,
-         Là c'est un des salons.
-         Parce que y en a plusieurs ?
-         Yep !
Je rouvris la porte que je venais d'ouvrir, puis ouvris une autre porte,
-         Encore un salon mais cette fois qui mène aussi aux chambres.
-         Dac je vais essayer de m'y retrouver.
Je laissais échapper un petit rire.
Je montais l'escalier suivit de Castiel. Arrivé en haut, il y avait un long couloir avec des portes de différentes couleurs et pour chacune une déco était mise dessus.
J'ouvris la première à droite :
-         Là, c'est la chambre de Rosalya avec la salle de bain à côté.
-         ça fait trop petite princesse... Dit Castiel.
-         Mais grave !
J'ouvris la porte qui suivit mais cette fois à gauche,
-         Salut Jo !
-         Oh ! Ma cousine préférée !

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Je lui sautais dans les bras, trop contente de la revoir.
-         J'te présente Castiel, lui dis-je en le montrant.
-         Enchantée, moi c'est Johanna mais appelle moi Jo.
-         Salut, dit-il.
-         Ta chambre n'a pas changé depuis les trois ans qui se sont passés.
-         Si la grosse l'aurait touché je l'aurais envoyé valser par la fenêtre.
-         Tu m'aurais attendu quand même que je profite du spectacle.
-         Mais bien sûr ma p'tite Mel, et on aurait fait ça ensemble.
-         Ouais ! J'aurais pu brûler son cadavre ensanglanté !
-         Oh, ouais ! Un feu de joie sur la plage !
-         La plage ?
-         Ouais, bon... On se contentera de devant la baraque.
-         Mouais... Dommage !
-         Bon ! On a peut-être d'autres choses à visiter. Hein ? S'exclama Castiel.
-         Ouais, ouais. Allez ! A plus Jo.
-         Salut !
Je sortis avec Cast et j'ouvris la porte d'après à droite.
-         Là, c'est ma chambre.
-         ça vas, c'est pas trop mal...
-         Oh ! C'est bon... C'est MA chambre.
-         Allez, viens !
Je lui pris la main et l'emmena dans la pièce qui suivait à gauche,
-         Là, c'est TA chambre.
-          Oh putain! Mais comment...
-          Ils ont dut prévoir la chambre quand ils savaient que tu venais.
-          Ouais c'est quand même chelou.
-          Ouais mais bon...
Je sortis avec lui, et on alla à la dernière porte à droite,
-          Là, c'est la chambre d'Agatha.
-          Et les autres qui sont le long du couloir ?
-          Chambre d'ami.
On sortit, et je l'emmenais au bout du couloir où s'étendait une pièce.
-         Là, c'est le salon des chambres.
-         Cool !
-         N'est-ce pas ?
-         Cette maison est un vrai palace !
-         Ouais...
Je lui ai aussi montré les autres salles (salle de sportsalle de musiquele bureausalle de jeuxle bar et la salle de soins).
Puis vint l'heure de manger.
 
*
 
A la fin du repas, ma tante me laissa toutes les corvées à moi seule, Jo avait beau tous dire elle ne changera pas d'avis. C'était moi, et seulement MOI. Castiel lui gueula dessus plus d'une fois mais rien à faire. A la fin il réussit tout de même à venir vers moi et m'aider.
Ma s½ur, elle, était allée dans sa chambre se reposer sans dire un mot.
Quand j'eus fini de tous ranger je remerciais Cast.
-         Voyons Mel ! T'es ma meilleure amie, pourquoi me remercier ? C'est la moindre des choses... Tu comptes énormément pour moi.
-         Tu comptes encore plus pour moi !
-         Alors ça, ça m'étonnerais !
-         On pari ?
-         S'tu veux mais sache que t'as perdu d'avance.
J'eus un sourire qui s'effaça vite à cause d'un bruit sourd provenant des chambres.
 
A suivre...




Tags : Mélanie - Castiel - Rosalya - Thierry - Agatha - Johanna - M.E.M.A.M.E.

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