M.E.M.A.M.E.- Chapitre 2 « Surprise sur surprise »

La fin du chapitre précédent :
Quand j'eus fini de tous ranger je remerciais Cast.
-         Voyons Mel ! T'es ma meilleure amie, pourquoi me remercier ? C'est la moindre des choses... Tu comptes énormément pour moi.
-         Tu comptes encore plus pour moi !
-         Alors ça, ça m'étonnerais !
-         On pari ?
-         S'tu veux mais sache que t'as perdu d'avance.
J'eus un sourire qui s'effaça vite à cause d'un bruit sourd provenant des chambres.

M.E.M.A.M.E.- Chapitre 2 « Surprise sur surprise »

 
Pdv normal

 

Je regardais Castiel de manière à lui faire comprendre de rester ici. Puis je m'élançais tant bien que mal à travers les longs couloirs.

Quand j'arrivais enfin au début de l'escalier menant aux chambres, je m'immobilisais avant d'enjamber à pas de loup l'escalier. Je me pétrifiais quand je vis ma tante discuter avec sa fille. J'eu tout de même le temps de me cacher derrière le mur d'à côté avant qu'elle ne se retourne. J'étais muette comme une tombe, et mes pieds ne faisaient, à mon plus grand bonheur, pas non plus de bruits.

Je laissais écouler plusieurs minutes avant d'être sûr qu'elles ne m'avaient pas remarqué pour baisser ma garde et tendre plus l'oreille sur ce qu'elles se disaient.

-         Elle a le droit de s'avoir ! Disait Jo.

-         Parce que tu ne vois pas ce que ça engendrai... répliqua Agatha.

-         Et ça ferai quoi au juste de plus qu'elle a déjà ?!

-         Enormément plus !

-         Ah, oui ? Alors explique-moi !

-         Tu ne fais pas parti du cercle !

-         Parce qu'il y a un cercle maintenant ! Cria Jo dans un souffle.

-         Tu vois ! Tu n'y comprends rien.

-         Et elle, elle ne sait même pas qui elle est ! Répliqua Jo.

-         Je sais... Mais justement, c'est pour son bien Johanna !

-         Pour son bien dis-tu ?

-         Oui, très clairement.

-         Pff, j'suis sûr qu'elle sera bien mieux en connaissant la vérité, car plus vous attendez, plus elle vous en voudra...

-         Johanna...

-         Bin quoi ! C'est vrai, non ?

-         C'est ce qu'on a conclu il ya des années de cela et même en y reparlant maintenant, on en vient toujours à la même conclusion : elle ne doit pas s'avoir la vérité avant d'en être obliger.

-         Mais bien sûr, dit-elle sarcastique. Et quand ? Dans dix ans ? Non, parce que vous ne lui direz jamais la VERITE !! Elle vivra une vie totalement normale pendant toute une durée de vie humaine et mourra comme tous les autres : NORMALEMENT !!! Bin tu sais quoi ? C'est MOI qui lui dirai, MOI ! Puisque vous en êtes incapable !

-         Johanna. Ne fait pas ça... (Jo se tournant s'en alla jusqu'à sa chambre) Johanna ! (Jo claqua la porte de sa chambre après y être entrée).

Agatha se laissa tomber le long du mur, et je tournais vite la tête, me recachant derrière le mur, de peur qu'elle ne m'ai vu. Puis j'entendis des pas aller plus loin le long du couloir. Je retournais ma tête pour voir ce qu'elle faisait, elle marchait toujours tête haute vers la porte de sa chambre en faisant traîner les pieds. Quand elle atteignit enfin la porte de sa chambre, elle tourna doucement et lentement la poignée avant d'y entrer.

Je parcourus le couloir du regard et vis ce qui m'avait mené ici : le vase où étaient installait quelques roses rouges avec de l'eau en morceaux, tout éparpillés sur le plancher.

Je me repassais leur discussion dans la tête...

De qui est-ce qu'elles parlaient en disant « elle » ? Et c'est quoi ce cercle ? Les questions tourbillonnaient dans ma tête, tellement, que j'entendis à peine des pas s'approcher de derrière moi. Je me retournais en sursaut, et vis une ombre, je cria à en perdre la voix. L'inconnu me retourna sur lui et me plaqua ses mains sur ma bouche pour que je me taise.

-         Je fais si peur que ça ? Dit-il en riant.

Je reconnu direct la voix et me détendis. Je le repoussais pour pouvoir parler de nouveau.

-         Non, mon p'tit Cast... C'est pas toi qui vas me faire peur, dis-je en rigolant.

-         Ah ah ! Très drôle... Dit-il ironique. Et arrête de m'appeler comme ça, je ne suis pas ton p'tit Cast !

-         Aurais-je énervé mon p'tit Cast ?

Il se calma et me répondit en une seule fois :

-         Non, non. Loin de là.

-         J'préfère ça.

*

Pendant les deux semaines qui suivirent rien de « bizarre » ne se passa. Ma tante avait toujours son caractère de m*rde et me donnait tous le temps les corvées à faire, Castiel m'aidait à chaque fois, je crois qu'il ne l'aime pas trop à cause de ça, c'est-à-dire : de toute sa personne. Jo, elle, est resté muette je ne l'ai presque pas revu depuis « l'incident ». Sinon Agatha nous a fait une surprise : elle nous a emmenés à la Tour Eiffel où on est monté aux trois étages, l'ascenseur vitré ne m'a pas fait peur, par contre Rosa était paniqué, en plus au troisième étages elle resté pétrifié parce que la tour bougeait légèrement XD J'ai essayé de parler à Jo se jour là mais elle a changeai de sujet en posant une question à Castiel, puis ils enchaînèrent tous les deux un dialogues ou`ils se marraient, tous les deux :/ La jalousie fis surface avec toutes la haine possible envers Jo et le monde, Rosa le vit et eu de la peine pour moi...

Cette fille m'ignore tous le temps, sait très bien que j'aime Castiel, et maintenant essaye de le draguer ! Mais j'hallucine !

Pendant le reste de la journée j'étais resté seule, reniait, comme abandonné car à chaque fois que j'essayé de parler soit à Castiel soit à Jo, c'est comme s'ils m'entendaient pas. C'est pour ça que je n'ai pas rigolé où eu le moindre sourire par apport à la peur de Rosalya, ce qui l'étonna d'ailleurs.

A un moment, ma s½ur « chérie » s'approcha discrètement de moi :

-         Hey ! ça ne va pas ? Me chuchota-t-elle.

-         Tu me parles, toi, maintenant.

-         J-je... J'essaye juste d'être gentille.

-         Vas voir ailleurs si j'y suis !

Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais crié. Ce qui m'importais à ce moment-là ce n'étais ni que j'avais mis enfin fin a la discussion entre Castiel et Johanna, ni le regard noir que me portait ma tante, non... C'était le regard de Rosa, ce regard plein de tristesse. Je ne trouvais aucun mot pour le décrire, il était tellement affreux. Elle voulait juste être gentille et je l'ai repoussé encore une fois.

Ce moment avait duré qu'un court instant, mais assez longtemps pour me faire réaliser qu'elle m'aimait un peu... Mais son visage laissa vite la place à un sourire radieux de petite peste.

-         NE... Commença ma tante, qui fut interrompu par Rosa.

-         Tu tiens vraiment à faire rappliquer tous les gens autour ?

-         Et toi, tu veux vraiment infligé à tous le monde tes répliques de blonde ? Lui répliquai-je du tac au tac.

-         Et pourquoi t'irai donc pas voir tes clochards d'amis ? Me répondit sèchement ma tante.

-         Y en a qui sont des putains de riches parmi eux, lui répondis-je aimablement.

-         En tout cas ils ont mauvais caractère.

-         Tu ne les connais même pas.

-         Je n'ai pas quinze ans, moi !

-         Ah, oui, c'est vrai ! T'en as trente de plus.

Son visage devint livide, comme-ci elle repensait à ses souvenirs du passé déjà écoulé. Et j'entendis le joli rire de Jo. Agatha se tourna d'un coup sec et lui fit face.

-         Qu'est-ce qui te fais rire toi ?!

Jo se calma un peu.

-         Rien... Lui répondit-elle.

Elle hésita un instant, mais à peine, et ajouta :

-         C'est qu'il y a des petites rides sur ton vieux visage. Il va falloir arrêter de pester mère.

-         Vous deux, vous allez tout de suite arrêter ça !! Elle se calma et un sourire se dessina sur ses lèvres. Vous allez devoir connaître la punition 5.

Mon visage se décomposa petit à petit.

La punition 5... Non ! Tout mais pas ça...

-         La punition 5 ? C'est quoi déjà ? Demanda Jo intrigué.

-         T'as cas demandé à ta camarade, dit Agatha en tournant la tête vers moi. Elle l'a connaît très bien, elle.

-         T'es qu'une grande psychopathe, lui dis-je d'une voix lointaine.

-         C'est ce qui fait mon charme, me dit-elle en souriant.

Grr... Je l'a haie.

 

Flash Back :

28 octobre 2011,

 

J'étais installé sur une chaise, les bras accroché avec des sangles sur les accoudoirs, et les pieds attachés pareils aux pieds du siège. Quelque chose chauffait...

-         Qu'est-ce que vous faîtes ma tante ? Demandai-je incrédule.

-         Je te punis, et j'espère que tu auras compris la leçon pour la prochaine fois...

On était dans une pièce du sous sol de sa sublime demeure. Tout en gris, avec devant moi, une tapisserie représentant une jeune fille se faisant torturer à coup de cravache. La pauvre, pensai-je. J'avais la nette impression de me retrouver à sa place...

Ma tante continua de parler :

-         Je sens qu'avec toi je vais être obligé de te faire souffrir encore plus que ta s½ur à l'époque, elle au moins à changer tout de suite, rien qu'a la première pointe de douleur...

-         Ma s½ur ? Mais d'où Rosalya... ?

-         Chut ! Assez ! Me coupa-t-elle, puis elle reprit de son calme le plus effrayant : t'auras beau crié, hurlé, me supplier je n'arrêterai pas et personne ne pourra t'entendre vu que les murs sont ultra renforcés...

Ma respiration se fit de plus en plus saccadé, qu'est-ce qu'elle allait me faire ? C'est une folle ?!

Elle coupa court à mes interrogations en enfilant des gants, comme des gants de jardinages on dirait, mais ce n'est pas ça, c'est... bizarre. Puis elle souleva le truc qui chauffait derrière moi et revint se placer juste devant moi. C'était...

C'était...

Mais quel horreur !

-         Ceci, me dit-elle en me désignant ce qu'elle tenait dans sa main droite. Est une sorte de bâton en fer, comme utilisaient les forgerons. Et comme les forgerons il est tout chaud, brulant, bouillant, tous ce que tu veux...

Elle s'avança vers moi, bien sûr j'avais plus de t-shirt, juste mon soutien-gorge pour me réconforter. Je me débâtais tant bien que mal sur mon siège, essayant d'arracher les sangles sans y parvenir.

-         Arrête, tu veux ? Je dis ça pour toi, parce que ça ne va rendre que la douleur, et le supplice plus long.

-         Ne fais pas ça ! L'implorai-je. J't'en pris...

-         C'est la punition 5, c'est comme ça du moins que je l'appelle, avant que tu dises quoi que ce soit sache qu'il n'y a que cinq punitions numéroté de la moins douloureuse à la plus douloureuse.

Avant que je n'ai pu protester d'avantage elle m'avait mit « le bâton de fer » en dessous de l'épaule et bien au dessus du sein gauche.

Mon cri de douleur aurait pu résonner à des kilomètres à la ronde. Je l'ai supplié d'arrêter mais elle recommença de plus belle. Je criai de l'aide sans que personne ne m'entende... Et, ça durant dix bonnes minutes jusqu'à que je lui promette de ne plus recommencer et que je lui dise que j'étais désolé un nombre incalculable de fois...

 

Fin Flash Back

 

-         T'as aussi eu le droit à la punition 5 ? Me demanda Rosa sous le choc.

-         Mais c'est quoi ? Demanda encore une fois Jo.

Ma bouche s'ouvrais et se refermer dans le silence, mon regard était plongé dans celui d'Agatha aussi pétillant soit-il.

-         Mais on a rien fait, balbutiai-je.

-         On ? J'ai jamais dis que Johanna l'aurai aussi, peut-être plus tard pour elle mais toi, t'en aurai bien besoin maintenant, me dit-elle.

-         Mais c'est de l'injustice ! Répliqua Rosa. En plus vous lui avez déjà fait subir !

-         Peut-être... Songea-t-elle. Mais j'aurais du continuer encore, et encore...

-         Euh... Quelqu'un pourrai m'expliquer ? Demanda un Castiel complètement paumé.

-         Ça ne s'explique pas, ça se vit, lui dis-je avec effroi.

-         On pourrait rentrer là ? Demanda Johanna un peu déboussolé.

-         Bien sûr, dit Agatha. Mais à la seule « grosse » bêtise tu en auras droit, dit-elle à mon attention. 

-         Ça ne m'étonne pas... Me chuchotai-je.

-         De toute façon je dois vous emmener chez mon ex-mari, dit-elle comme dégouté de notre oncle.

-         Quoi ?! S'étranglèrent Jo et Rosa en même temps.

-         Vous allez vous amusez, ne vous inquiétez pas, en plus vous restez même dormir là-bas deux nuits vu que j'ai une réunion à Lyon.

-         Génial, m'exclamai-je complètement sarcastique.

-         He oui ! Nous dit-elle avant d'appeler sa voiture.

On monta tous dedans avec dégoût, sauf Castiel bien sûr. Il se mit à côté de moi, ce qui me rassura légèrement même-ci il ne m'a pas adressé la parole de tout le trajet.

*

Quand on arriva à l'immeuble de mon oncle, Agatha nous vira de la voiture si vite qu'on aurait cru qu'elle jeté larme d'un crime par la fenêtre.

Je cherchais le nom « Gauthier » et appuya sur le  bouton. Jo lui disait que c'était nous, et quelques minutes après, la porte s'ouvrit.

On monta l'escalier au tapis rouge pour arriver devant sa porte. Rosa entra la première.

Dans la pièce régnait une odeur de cigarette, qui me fit toussoter.

En longeant les pièces une à une, on le trouva enfin, assis dans un fauteuil, télé allumer, pipe à la bouche, journal en main, et bouteille de vin à disposition sur la table.

A notre vu, il baissa son journal pour nous examiner un à un.

-         Bonjour, dit-il simplement.

Puis quelques secondes plus tard, il reprit en regardant Castiel d'un ½il interrogateur :

-         T'es qui toi ?

-         Je suis un ami de Mélanie, répondit-il.

Un sourire s'afficha sur les lèvres d'oncle Fred,

-         Bien.

Le putain de blanc !

Je repensais à ce qu'avait dit Agatha : « Et pourquoi t'irai donc pas voir tes clochards d'amis ? ». J'ai bien envie de passer les voir, moi...

-         Euh... Commençai-je. Ça vous dérange si je sors ?

-         Mais non, pas du tout Méli, me dit-il joyeux.

-         Ok.

Je me dirigeai vers la sortie quand je l'entendis dire :

-         Tu diras bonjour à Maxime de ma pars.

-         Pas de souci.

-         Attends, Mel ! Castiel couru pour me rejoindre, je viens.

*

Après leurs avoir envoyé un sms à chacun, Je me dirigeai maintenant à l'endroit habituel où on se rejoint, accompagné de Cast.

Maxime était déjà là, accompagné de Leslie.

Maxime est un grand brun, musclé, aux yeux azur, et très beau. Leslie, elle, est une petite rousse, les cheveux ondulés, les yeux verts, et est très belle aussi.

A croire qu'ils étaient faits pour se rencontrer...

-         Hey, Mel ! Me dit-il en m'apercevant.

-         Salut, lui répondis-je en m'approchant.

-         Alors, ça farte ?

-         Yep et toi depuis l'accident ?

-         Ça va nickel chrome.

-         Bon, j'suis un peu à la ramasse, là, intervint la belle rousse.

-         Oui, c'est vrai qu'on ne lui avait pas dit...

Max s'interrompit en découvrant Castiel.

-         Oh, que j'suis bête, j'te présente Castiel, Castiel voilà Maxime et Leslie.

-         Enchanté, dit brutalement Leslie sous le charme.

C'est vrai qu'elle se l'est fait tous, elle est même sorti avec Max une fois... Mais elle n'aura pas Castiel, si ?

Max lui lança un regard inquisiteur avant de lui dire que lui aussi était « enchanté ». C'est vrai qu'il a tendance à se méfier depuis qu'on est sorti ensemble, même si ça n'avait pas marché j'avoue que j'en garde de bons souvenirs.

Je l'ai aimé... Mais maintenant c'est juste un bon ami, hein ? Je n'éprouve juste un petit truc, c'est tout, ça était mon premier amour, voilà tout. Un bel amour de vacance...

On n'a pas arrêté de discuter, puis leurs potes sont arrivés.

-         Eh, Mel ! ça te dira de venir avec nous ce soir ? Me proposa Max.

-         Où ça ?

-         Chez moi, j'fais une soirée pour réunir tous le monde.

-         Pourquoi pas.

-         Et Castiel peut se joindre à nous ? Demanda Leslie à Max.

-         Ouai, si il veut.

-         Avec joie, répondit-il même s'il venait sans doute juste parce qu'il voulait me protéger. Par moment ça m'agace, je ne peux pas faire ce que je veux.

-         Ne soyez pas en retard surtout ! Prévint un de leurs potes.

-         Ils font comme ils veulent... Rendez- vous 20h, lança Max.

-         Et bien habiller, dit un autre.

-         Ok,  ça marche, dis-je en partant avec Castiel.

*

-         Faut être habillé comment exactement ? Me demanda Castiel ayant tapé à la porte menant à la salle de bain de la chambre que m'avait laissé oncle Fred.

Oui, il était avec moi, dans « ma » chambre. Enfin, moi j'étais sous la douche, et, lui, était entré sans demander la permission, put*in Castiel ! Heureusement qu'il y a une porte avant la salle de bain...

J'avais vite fait bien fait arrêter l'eau, me sécha, et m'étais habillée, en deux temps trois mouvements.

Je mis délicatement ma main sur la porte, et lui demanda :

-         Toujours là ?

-         Ouais, tant fais pas, j'ai l'habitude à force.

A force ? Mais à force de quoi ? Il n'a jamais eu à attendre que je me change... Mais j'suis blonde ! Il m'a déjà attendu tout court.

-         Euh... Mel, t'as fini ?

-         Ah, euh... ouai, bien sûr !

Je tournais la poignée, ouvris la porte, et me retrouva face à lui. Il me dévisagea de la tête au pied avec étonnement.

J'aimerais bien savoir ce qu'il pense... 

-         Je, commença-t-il en se passant une main dans les cheveux, tu es superbe.

Je me mis à rougir légèrement, ça fait bizarre d'entendre ça de sa bouche, enfin, dit comme ceci. Je détournais les yeux de son regard bleu profond.

-         Merci, lui dis-je simplement.

-         Je sais exactement comment je vais m'habiller, je reviens tout de suite.

-         Ok, à toute !

Il partit avant que j'ai pu finir ma phrase, puis revint deux secondes après avec sa valise.

-         Tu fais quoi ?

-         Tu te souviens pas ? S'étonna-t-il.

Je secouais la tête en signe de non.

-         J'ai pas de chambre, moi, alors je dors avec toi pour ces deux nuits.

-         Ah, oui...

Il commença à ouvrir sa valise, prit des vêtements et alla se changer.

Mais il n'y a qu'un lit, ce qui veut dire que je vais devoir le partager avec lui. Oh, non ! Pas ça ! J'vais lui dire quoi moi ? « J'veux pas qu'on dorme ensemble car je t'aime ? » Non, non, et non ! Ecoute Mélanie, c'est peut-être la seule fois que tu vas dormir avec lui, alors la manque pas. Mais qu'est-ce que je dis moi ? Oui, et puis quoi encore ? Bon, écoute tu vas dormir avec lui, un point c'est tout ! Ce n'est pas la fin du monde quand même, c'est le paradis même... Oh, merde, voilà que je dis n'importe quoi. En plus je me parle à MOI-MÊME !! C'est quoi ce bordel ?

Je me suis donné une gifle au moment précis ou Castiel revenait, comme ça. Toute seule, et une vraie baffe en plus, pas une petite.

-         Tu te tarte toute seule maintenant, dit Castiel en se marrant et en s'asseyant à côté de moi.

-         Je le fais tout le temps quand je pense « bizarrement ».

Il se marra d'un rire léger, il avait sans doute compris « pourquoi ? » j'avais eu ses pensées « bizarres »... Je me suis levé d'un bond.

-         On y va.

-         Ouai, ouai.

*

Arrivée devant le palace de Maxime, qui était comme celui de ma tante, un peu plus loin de Paris. Un de ses potes m'accueillit main dans la main avec Leslie. Génial ! Elle a un nouveau copain...

-         Mel, j'te présente Will, mon petit ami.

Non ! Sans blague ?

-         Salut, me dit-il en plongeant ses yeux gris, GRIS, dans les miens.

-         Donc Will, voici Mélanie et son meilleur ami, Castiel, Mel j'te présente William, en disant son nom elle l'embrassa sur la bouche, et bien entendu il lui rendit son baiser.

-         Enchanté, dis-je quand ils eurent finis.

-         Vous s'avez où est Maxime ? Demanda Castiel, CASTIEL.

-         A l'intérieur, sans doute assis avec Phil, et les autres.

Je pris Castiel par le poignet et l'emmena à ma suite vers la porte d'entrée.

-         Alors c'est ça, sa maison, dit-il avec étonnement.

-         Yep, un put*in de riche.

Il eu un petit sourire... Je lâchais vite son poigné en entendant Max, qui était devant :

-         Allez ! Vous n'allez pas restez là ?

Oui, sa voix m'a fait sursauté, et alors ?

-         N-non ! On y allait.

Son regard se porta ensuite sur Castiel, et il eu une idée.

-         Viens j'veux que tu fasses quelque chose, me dit-il en me prenant par la main et m'emmenant à sa suite.

Je tournais la tête vers Castiel, qui ne m'avait pas quitté des yeux, puis il réalisa qu'on partait et nous suivit.

*

Après avoir suivis Maxime jusqu'à sa chambre. Pourquoi sa chambre ?!

Il chercha dans ses placards et revint vers moi, Castiel est toujours là mais plus près de la porte, moi j'étais assise sur son lit. J'étais déjà venu ici, et ça n'avait pas changé...

-         Tiens ! Me dit-il en me tendant un porte-vu et un bracelet.

Je les lui ai prise des mains, c'est vrai que je les avais laissé là par colère : le bracelet qu'il m'avait offert, et mon porte-vu où il m'avait aidé à faire une chanson sur « nous », enfin sur mes sentiments, et sur « son aventure » avec Leslie, ce que j'avais ressenti. Elle était en anglais, je n'aime pas chanter en français...

-         Voilà ce que je veux que tu fasses, me dit-il en regardant le porte-vu.

Je savais très bien où il voulait en venir...

-         Non... Max.

-         Ça dure pas longtemps, me supplia-t-il avec ses yeux d'anges.

Toute façon, ça peut faire quoi, chanter cette chanson et c'est tout ? Pas grand chose, alors pourquoi pas.

-         Ok.

-         T'es sérieuse ?

-         J'ai l'air de ne pas l'être !

-         Ok, viens, puis en regardant Castiel, Venez !

J'suis sûr qu'il ne comprend rien...

Il nous emmena jusqu'à sa salle de musique, mais pourquoi nous trois ?

*

Dans la salle, il n'y avait bien que nous. Toujours la même salle, avec les caméras aux murs de gauches, pourquoi ici d'ailleurs... Il ya avait tous les instruments un peu partout, c'est peut-être bizarre mais les salles de musique c'était comme un autre chez moi.

-         Voilà le truc, je veux qu'on chante tousses, tour à tour une chanson et une seule, expliqua Max.

-         Et pourquoi ? Demanda enfin Castiel.

-         Passer le temps.

-         J'peux commencer ? Demandai-je.

-         Bien sûr.

-         C'est vrai que je t'ai jamais entendu chanter, moi, bouda Cast.

Il est trop mignon quand il est comme ça...

-         J'connais ce regard, bouda encore plus Castiel.

-         Bon, alors, Max se mit à sa place pour lancer la bande son quand à moi je n'ai plus qu'à m'assoir en face de mon p'tit Cast.

-         Tu fais le public ?

-         Toujours, me dit-il.

La bande son arriva et je commençais à chanter...

Quand j'eu finis, je regardais Castiel, il était comme émerveillé. J'eu un gros choc à la poitrine, comme si on m'avait dis qu'il m'aimait plus qu'en amie, mon c½ur battait à cent à l'heure.

Maintenant c'est Maxime qui allait chanter, je me mis à côté de Castiel qui me regardait toujours dans les yeux...

-         Quoi ? Lui demandai-je.

-         Rien, rien, dit-il en clignant des yeux, tu chantes juste trop bien.

Je le regardais intensément, pris par le flux d'émotions, il m'a encore complimenté, je sais que j'ai l'air peut-être stupide mais ça me touche énormément venant de lui.

Je reportais mon attention sur Max, qui allait commencer à chanter...

Une reprise de Souf, elle me rend fou.

Pas mal...

En faite, c'était trop bien, je n'ai pas arrêté de suivre ses yeux tous le long.

Je ne sais même pas pour quoi mais j'ai applaudi à la fin.

Maintenant le tour de Castiel,

Maxime vient se mettre à l'autre place à côté de moi, et Castiel mit une bande son et commença.

Une reprise de Roch voisine, tant pis.

Je le regardais tous le long, il chantait non seulement pas trop bien mais il y mettait aussi l'émotion, ce qui rendait la chanson trop belle. Déjà que je l'adore à la base...

Vers les deux minutes trente cinq, il me regarda droit dans les yeux, tellement profondément que je ne pouvais que ne pas arrêter de le regarder.

Il est trop beau et en plus il chante trop bien, je me demande juste pourquoi il a choisi c'te chanson là, il sait très bien que je l'adore, c'est même moi qu'y la lui ai fait découvrir. Peut-être aime-t-il une fille... Oh, non ! Ça me briserai, mais attend une minute, j'suis toujours en train de le regarder et la musique et fini. Et m*rde, c'te fois il le sait, c'est sûr...

 Je détournais le regard assez vite et il revint s'assoir.

*

Après avoir rejoint Leslie, Will, Phil, et d'autres que je ne connaissais pas.

C'est vrai que Phil n'était pas là aujourd'hui, je n'avais même pas remarqué...

Je m'ennuyais horriblement, Castiel parlait avec Leslie tout en enchaînant les verres, Will était ultra jaloux, moi aussi d'ailleurs, Maxime discutait avec ses potes, et Phil jouait sur son tel.

Phil est un blond aux yeux noisettes, pas très beau, pas musclés, et il n'est pas très sociable non plus, mais moi je m'entends bien avec lui.

Je regardais par-dessus son épaule pour penser à autre chose que Castiel, et attendis qu'il finisse sa partie pour lui demander à quoi il jouait. Il me répondu un nom inconnu dans mon répertoire.

-         Faudra que j'te présente une amie, j'suis sûre que tu l'aimeras bien.

-          Sérieux ? C'est qui ?

-         Une fille géniale, dit-il d'un ton rêveur.

-         Serai-t-on amoureux, dit moi ?

-         N-non, c'est juste une amie.

-         Mais oui c'est ça.

-         En plus elle est déjà en couple.

-         Ah...

-         Avec une fille, continua-t-il.

-         D'accord...

-         Mais bon, c'est la vie !

-         Ouai... Mais... Attends, tu me crois lesbiennes ?

-         N-non ! C'est juste qu'elle à un sale caractère.

-         Mais j'ai pas de sale caractère, moi !

-         Ah, ouai ?

-         ... Bon j'te laisse à tes occupations...

Même pas le temps de finir ma phrase, qu'il était déjà à fond dans ses jeux.

J'suis retourné m'assoir à ma place, chercha Castiel du regard mais ne le trouva pas aux alentours.

Je rejoignis Maxime, et lui demanda où il était, et il m'a juste dit que Will l'avait entraîné dehors, et Leslie leur avait couru après.

Ça ne sent pas bon, ça...

 Je longeais son salon, arriva dans un couloir...

Putain, j'trouve pas la lumière ! Mais c'est génial...

J'ouvris la première porte, chercha un interrupteur, en vain. Puis je décidais, trop bête pour réfléchir, de la traverser...

J'arrivais dans une autre pièce, complètement dans le noir, je n'y voyais rien du tout...

J'heurtais quelque chose et m'croula de tout mon long sur le sol...

J'étouffais un juron, et décida d'attendre pour m'habituer à la lumière et j'espérais que quelqu'un vienne...

En plus j'ai oublié mon portable sur la table du salon, putain ! Heureusement que j'ai ma montre, au moins j'peux voir le temps tourner, et je ne veux pas retourner en sens inverse pour soit me perdre encore plus soit me faire encore plus mal, parce que mine de rien j'me suis fais sacrément mal à la main ! Bordel de merde !!

*

J'attendis...

5 minutes...

10 minutes...

12 minutes...

13 minutes... Mais putain!

20 minutes... S'il y a personne à 45 minutes je dors, en plus j'suis crevé...

25... 30... 33... 35... 36... 39... 42... 43... 44... 45 minutes...

Ça me saoule grave...

-         Bonne nuit personne invisible.

Pas de réponse...

Je m'allongeais sur le sol froid, ferma mes yeux, et sombra...

*

-         Hey, toi !

J'ouvris un ½il, complètement dans les vapes... Et je fus éblouie par la lumière aveuglante de la pièce.

Mes yeux mirent plus de temps que je ne le pensais avant de se réadapter aux contours, aux couleurs, ...

Je posais ensuite mon regard sur l'homme qui me bloquait la moitié de ma vision, il tenait la main d'une fille aux cheveux bouclés.

-         Tu fais quoi ici ?

-         Je... J'me suis paumé.

Il esquissa un sourire, qui rendit son visage plus vieux, il devait avoir au moins dix-sept ans.

-         Allez, viens ! J'te raccompagne.

Il me tendit sa main que je pris avant de regarder ma montre...

Ça fait presque une heure, seulement, que je suis ici, donc environ quinze minutes que je suis endormi... Bin purée ! J'me suis endormi super vite.

-         J'pense que je peux quand même retrouver mon chemin sans trop de difficulté, soufflai-je.

-         Ah, bon ? Demanda la fille.

-         Oui, très clairement. Alors merci, mais je vais me débrouiller, maintenant, dis-je sèchement.

-         On t'a pas agressé, s'étrangla-t-il.

-         Je sais... Allez, salut !

Avant qu'ils n'aient pus ajouter quoique ce soit, j'étais déjà en train d'ouvrir la porte d'où j'étais arrivée.

-         Si tu veux allez prendre l'air, c'est par l'autre porte, m'indiqua-t-il.

Je reculais, allez jusqu'à l'autre porte en traversant la pièce... sauf que je remarquais une porte qui menait dehors mais par une mini terrasse sur le côté. Je me précipitais vers celle-ci et dis sans me retourner :

-         Je le savais.

Ils eurent un petit rire chacun. Puis j'ouvris la porte et sortis...

C'est bizarre... Je n'étais jamais entrée dans cette partie là de sa baraque de riche.

 J'allais derrière la maison, et vu plein de groupe près de la piscine et un peu partout, je m'installais par terre, le dos contre le mur. Je mis ma tête en arrière jusqu'à ce qu'elle touche aussi le mur.

Je restais comme ça je ne sais combien de temps, seule, comme perdu à jamais dans mon monde.

Mon portable ! Oh, merde !

Je longeais le mur jusqu'à revenir à la porte d'entrée, où il y avait beaucoup de monde... J'me demandais combien il y avait de personnes qu'il connaissait vraiment...

J'arrivais enfin au salon, ils y étaient encore... Et par miracle Leslie, Will, et Castiel étaient de nouveau là. Sauf que Leslie et Will s'embrassaient, et Castiel dormait dans un canapé, où faisait semblant de l'être...

Je pris mon portable de dessus la table, regarda dedans...

Ouai, c'est bien le mien.

Je me posais, où me jeta plutôt, dans un des canap'.

-         T'étais où ? Me demanda Maxime qui m'avait enfin repéré.

-         Je visiter les alentours, lui répondis-je en lui jetant un coup d'½il.

Il se positionna juste en face de moi, je relevais lentement ma tête pour arriver à ses yeux.

-         Oui ? Demandai-je faisant semblant d'être bête.

Il eut un sourire moqueur... Il avait sans doute compris, pourtant mes cheveux étaient intacte, ils avaient survécus !

-         J'ai le droit de récupérer mon portable ?

-         Mais bien sûr, me répondit-il.

-         Je t'emmerde ! Lui dis-je en signe de réponse.

Leslie, et quelques autres eurent un petit rire.

Un gars arriva complètement essoufflé et trempé. Je le reconnu direct, c'était le mec de tout à l'heure. 

-         Hey, les gens vous voulez faire un p'tit plongeon ? Demanda-t-il ou pas...

Il nous consulta du regard, chacun notre tour, quand il arriva vers moi, un petit sourire se dessina sur ses lèvres.

Dans d'autres circonstances, j'aurais eu envie, mais pas là, pas maintenant.

-         D'où ça ? Demanda soudain Leslie intéressé.

-         Trop haut pour toi, lui répondit-il.

-         Ah, ouai ? Et pourquoi donc ? Dit-elle vexée.

-         Ce n'est pas trop pour les filles...

-         Tu sais que c'est du pur sexisme, ça !

-         Ouai, et alors ?

-         J'm'en fous, on est deux filles dans la salle, et on va le faire toutes les deux.

-         Ne m'implique pas là-dedans ! Lui lançais-je.

Elle tourna la tête jusqu'à moi, comme le mec. La belle rousse avait un regard qui disait : « Fais le avec moi, s'il te plait ! », alors que l'autre c'était plus : « Sans toi, elle ne fera rien, alors fais le pas. ».

Pourquoi c'est toujours à moi que ça arrive ?

-         Ceux qui veulent vous n'avez cas me suivre, dit-il en s'en allant.

Leslie était devant moi en un rien de temps,

-         S'il te plait...

-         Non !

-         S'il te plait, dit-elle d'une voix trop mignonne.

-         T'as cas le faire toute seule.

-         Non, je... j-j'ai trop peur toute seule.

-         T'as cas pas y aller.

-         S'il te plait...

-         Non !

Elle fit son regard trop mignon, qui marchait à chaque fois sur moi...


M.E.M.A.M.E.- Chapitre 2 « Surprise sur surprise »

Je sens que j'vais le regretter...
-         Ok, cédai-je.
Elle fit un tour sur elle-même, en cria que c'était génial.
Ouai, ça c'est sur, j'vais le regretter...
Elle reporta à nouveau ses yeux verts sur moi.
-         Maintenant faut courir, dit-elle d'un ton plain d'entrain qui m'anéantissait encore plus.
-         J'sais même pas où c'est...
-         Moi, je le sais, dit le mec qui revint à la porte.
Il n'est pas parti... Comment s'avait-il que j'accepterai ?
-         Allez, s'impatienta Leslie.
-         Ok, mais j'ai besoin d'un porte-manteau...
-         Pas de souci, dit soudain Castiel que je n'avais pas  vu se réveiller.
Je lui jetais un coup d'½il.
-         Ok, allons-y alors, je me levais en même temps que je parlais.
Nous y allons : moi, Leslie, le gars, et Castiel qui suivait. 
 
Pdv Castiel
 
Je les suivis jusqu'à une grande fenêtre ouverte, elle touchait presque le sol, et était assez grande de hauteur.
Il y avait déjà quelques personnes qui sautaient... Et Leslie et Mel se précipitèrent vers la fenêtre pour voir la chute.
Mel se retourna vers moi avec son air de crevé qu'elle avait depuis qu'on était entré. Elle me donna sa veste et son portable et rejoignit Leslie.
-         Prête ? Lui demanda Leslie.
-         Toujours... Lui répondit-elle avec sa voix que j'adorais tellement.
Puis elles coururent côte à côte jusqu'à la fenêtre, où toujours dans leurs élans elles mirent un pied sur le rebord de la fenêtre et sautèrent. Je me précipitais vers la fenêtre pour les voir...

M.E.M.A.M.E.- Chapitre 2 « Surprise sur surprise »

(Normalement c'est une piscine en bas et elles sautent d'une fenêtre, puis elles sont aussi habillées et il y est sensé aussi y avoir une rousse et une brune mais c'est la meilleure image que j'ai trouvé, c'est juste pour voir leurs sauts.)
 
Pdv normal
 
Je sautais avec Leslie dans la piscine, moi à droite et elle à gauche. Leslie ne put s'empêcher de hurler de toutes ses forces, moi je n'ai même pas eu le temps...
 
M.E.M.A.M.E.- Chapitre 2 « Surprise sur surprise »

 
 
Je remontais à la surface tant bien que mal.
Les autres autour de nous applaudirent, et, moi, je m'aidais de mes mains pour me soulever et arriver à me mettre debout. Ensuite, je remarquais que la belle rousse avait du mal, et je lui tendis la main, qu'elle accepta sans rien dire.
*
Puis au bout d'une bonne quinzaine de minutes, Cast arriva...
-         T'étais où ? Lui demandai-je bien plus sèchement que je ne l'aurai voulu, mais il aurait du être là depuis longtemps, d'ailleurs Will était déjà parti avec Leslie depuis au moins quinze minutes, et ils sont rentrés, eux...
-         Une conne m'a kidnappé...
-         Ok.
Je lui pris ma veste et mon portable d'un coup sec, et fis demi-tour.
-         Moi, en tout cas, je rentre, lui dis-je sans me retourner.
-         Mel...
Je continuais mon chemin, en longeant le mur de la baraque pour arriver devant la maison. Là, j'enfilais ma veste, j'avais froid avec mes cheveux et vêtements humides et le cuir n'arrangea en rien les choses. J'essayais de ne pas y penser, et j'y arrivais très bien. Castiel courait après moi, pour essayer de me suivre malgré le monde.
-         Mel !
Je ne sais pas depuis combien de temps il m'appelait comme ça, mais je l'ignorais royalement. A un moment, ses pas se firent de plus en plus proches, et avant que j'aie pu dire quoique ce soit il m'avait attrapé le bras pour me forcer à me retourner.
-         Quoi ?! Lui demandai-je en perdant patiente.
Il plongea son regard océan dans le mien, et remarqua quelque chose.
-         Tu te les cailles...
Il enleva sa veste, et me la mit sur mes épaules. Puis il me serra fort contre lui, tout en me frictionnant pour me réchauffer.
A croire qu'il lit vraiment en moi comme dans un livre ouvert...
Ensuite, il me prit par la main sans rien me dire de plus, et m'entraîna à sa suite pour rentrer chez oncle Fred.
On ne se parla pas de tout le trajet mais je remarquais quand même un peu de gêne en lui.
*
Quand on rentra dans l'immeuble, une vague de chaleur m'envahis, je n'avais plus besoin de la veste de Cast et la lui rendis donc.
Quand on arriva devant la porte je réalisais qu'on n'avait pas la clé, et Castiel s'apprêtai à sonner.
-         Non, mais ça va pas ! Lui gueulai-je en chuchotant.
-         Bin tu veux faire quoi d'autre...
Avant qu'il ait pu finir sa phrase, je sortis mon portable et appela Rosa.
 
Conversation téléphonique :
-         Allo ?
-         Ouai, ma chère s½ur c'est moi.
-         Mel ? Mais qu'est-ce que tu m'appelle à... TROIS HEURES DU MAT' ???
-         J'suis enfermé avec Castiel derrière la porte.
-         Ok, attends deux secondes, j'arrive.
-         Ok, à tout'.
-         Ouai c'est ça, à tout'.
Fin de la conversation téléphonique.
 
Puis quelques minutes après, on entendit les bruits de cliquetis, et de chaînes derrière la porte, puis elle s'ouvrit sur une Rosa complètement naze, avec une gueule aux traits tirés, et à la coiffure dans tous les sens.
-         T'as mauvaise mine, toi, lui fis-je remarquer.
-         En même temps, *baille*, je reçois un coup de téléphone à trois heures du mat', puis tu sais oncle Fred à des tendances insomniaques... Commença-t-elle complètement dans les vapes.
-         Ah bon ?
-         Ouai, il est venu vers une heure du matin dans ma chambre pour me dire, « bonjour ».
J'eus un petit sourire, et elle m'examina de la tête aux pieds.
-         Dis-moi, t'es pas un peu mouillé ?
-         Oh... Juste un peu, ironisai-je.
-         Dac, moi je vais dodo...
Puis elle reparti jusqu'à sa chambre où j'ai même cru qu'elle allait tomber avant...
Je rentrais suivis de Castiel sans faire de bruit, puis on alla jusqu'à la chambre, où je me changeais vite fais dans la salle de bain, m'installa dans le lit, et me laissa bercer par le monde, si étrange soit il, des rêves...
                                                            *
[Musique]                                             
-         Ta gueule ! Gueulai-je.
J'essayais de couper le réveil sur mon téléphone, mais le fis tomber à terre, ce qui ne l'éteignit pas...
-         Putain ! Criai-je.
J'ai sommeil, moi !
J'essayais encore de prendre le téléphone, mais par manque de chance je m'écroulais au sol...
Bon, maintenant que je suis parfaitement réveillé, j'vais peut-être y arriver à COUPER ce putain de téléphone !!
Je pris le portable dans mes mains, coupa le réveil, et le posa violemment sur la table de chevet. Puis je me remis confortablement dans le lit, et ferma mes yeux.
Avant que j'ai pu me rendormir, quelqu'un frappa à la porte, et entra en trombe.
-         Putain ! Mais on peut pas dormir ici !!
Castiel, qui était à côté, était mort de rire.
-         T'inquiète Mel, un jour t'arrivera à faire une grâce mâtiné, me rassura-t-il.
-         C'était juste pour te remettre ceci, c'est tout, je me casse, dit Fred en s'en allant.
Je regardais ce qu'il m'avait laissé...
Mais c'est génial, me déranger pour une photo de ma mère, moi, et lui...
Je me tournais vers Castiel, posa ma tête sur son torse, et m'endormis...
*
Dans la journée qui suivit, rien de très spécial se passa au début, mais quand vint le soir...
J'allai me coucher avec Cast, quand Rosa arriva en trombe dans la pièce.
-         Mel, faut que je te montre !
-         Quoi ?
-         Viens voir !
Castiel allait aussi venir...
-         Non, toi reste ici ! Lui ordonna Rosalya.
 
A suivre...

Tags : Mélanie - Castiel - Rosalya - Agatha - Johanna - Oncle Fred - Maxime - Leslie - Phil - Will - M.E.M.A.M.E.

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