M.E.M.A.M.E.- Chapitre 3 « Un retour à la normal, ou presque... »

La fin du chapitre précédent :
Dans la journée qui suivit, rien de très spécial se passa au début, mais quand vint le soir...
J'allai me coucher avec Cast, quand Rosa arriva en trombe dans la pièce.
-         Mel, faut que je te montre !
-         Quoi ?
-         Viens voir !
Castiel allait aussi venir...
-         Non, toi reste ici ! Lui ordonna Rosalya.
 
M.E.M.A.M.E.- Chapitre 3 « Un retour à la normal, ou presque…  »

Pdv normal

Je suivis Rosa jusqu'à sa chambre où elle ferma la porte à clé. Elle me montra un acte de naissance...

-         Oui, c'est le tien, et ?

-         Regarde !

Elle me montra ce qu'il y avait d'écrit, je lus donc...

LOPEZ Rosalya Alice Lena, née le 14 mars 1997 à Paris...

Quoi ?! Mais c'est impossible...

Je la regardais droit dans les yeux et lui dis abasourdie :

-         Tu veux dire que... ?

-         Ouaip ! Dit-elle les larmes aux yeux.

Mais ça veut dire que ce n'est pas une Perrin. Moi, je suis une Perrin, hein ? Ma mère est bien ma mère ? Et mon putain de père est bien le mien ? Mais ce n'est pas possible... ça expliquerai pourtant pourquoi on se ressemble pas le moins du monde... C'est pas vrai, ça veut dire que ce n'est... ce n'est pas... Enfin, que Rosalya n'est pas ma s½ur, et encore moins ma s½ur jumelle... Non ! Je ne veux pas le croire. C'est « ma » s½ur, et ça le restera toujours !

-         Tu seras toujours ma s½ur, hein ? Lui demandai-je avec les larmes qui coulaient sur mes jouent sans que je m'en rende compte.

-         Evidemment ! Me répondit-elle en faisant encore et toujours une fontaine.

On se serra dans les bras, comme si on avait peur de se perdre, que tous s'arrête. Mais je me résignais soudain, la virant de mon étreinte...

-         Tu me fais une blague ?

-         ... Non... Dit-elle ayant les larmes qui coulaient à flots.

-         Mais...

-         Mel... Je ne jouerai pas avec ses choses là... Pourquoi tu ne me crois pas ? Répondit-elle en mettant ses mains sur son visage et continuant de pleurer.

C'est vrai que je sais reconnaître quand on fait semblant de pleurer, et là ce n'est pas le cas...

-         Tu la trouvé où ? M'empressai-je de lui demander.

-         Je fouillais dans les tiroirs, j'étais trop curieuse de voir ce qui s'y cachait quand j'ai découvert... ça.

Elle se remit à pleurer à chaudes larmes...

-         C'est quand même un miracle qu'on soit née le même jour, non ? Dis-je essayant de changer un peu l'atmosphère.

-         Ouai, c'est une chance ! Mais pourquoi nous ont-ils rien dit, tousses ?

-         J'en sais rien...

*

 Quand je retournais dans ma chambre, Castiel m'attendait en jouant à sa tablette tout en étant allongé sur le lit. Il ne m'entendit même pas fermer la porte, malgré qu'elle grince. C'est la que je vis les écouteurs qu'il avait dans ses oreilles, et qui étaient aussi branchés à la tablette.

Je m'approchais discrètement du lit, me mis sur celui-ci en faisant gaffe de ne pas le faire bouger...

J'aurai même pu me déshabiller devant lui, il ne l'aurait pas remarqué... Pourquoi pas remarque, j'vais essayer juste pour voir si sa marche... J'vais juste me mettre en sous-vêtements.

J'me suis enlevée du lit, sans le bouger. Puis enleva délicatement ma chemise de nuit... Et Castiel tourna la tête de mon côté comme s'il avait deviné ce que j'avais fait. Il retira vite fait ses écouteurs, et posa sa tablette et le tout sur sa table de chevet et il me demanda :

-         Qu'est-ce tu fous ?

-         J'essayais d'attirer ton attention et j'crois bien que ça à marcher, lui dis-je en souriant.

-         Rien que ça...

Je repris ma chemise de nuit, et au moment de la remettre, Cast se précipita vers moi, je restais pétrifiée ne finissant pas ce que j'étais en train de faire. Il me prit la chemise des mains, et la balança plus loin tout en me dévorant des yeux. Puis il me prit ma tête dans ses mains, et rapprocha son visage de plus en plus du mien. J'en eu le souffle coupé... Le visage de Castiel était maintenant juste devant le mien, nos lèvres se touchaient presque...

-         Si y en à qui veulent se doucher, c'est libre, dit Jo qui entrais en trombe dans la pièce.

Oui, la salle de bain était la même que celle de Jo, vu que Jo était dans la chambre d'après, en gros la salle de bain était au milieu de nos deux chambre, et on la partageait à nous trois.

-         Ouai, j'vais y aller, dis-je en me dégageant de Castiel.

Castiel se passa la main dans les cheveux complètement dépité, pendant que moi, j'allai direction la salle de bain en prenant ma chemise de nuit au passage. Jo était resté planté abasourdie et honteuse d'avoir dérangé, sur le palier de porte.

Elle reprit ses esprits quand j'arrivais en face d'elle, et recula pour me laisser entrer à mon tour. Une fois la porte fermé, Jo me posa « la » question qu'elle avait au bout de la langue :

-         Vous ne sortez pas encore ensemble ?

-         Non, pk ça ?

-         Parce qu'il t'aime depuis le début voyons.

-         J'en suis pas si sûre...

-         Mel... T'as peur de quoi au juste. Qu'il te repousse ? Qu'il te jette ? Qu'il ne t'aime pas ?

Je n'osais pas répondre à cela, c'était en moitié vrai, j'avais peur... Mais j'avais aussi autre chose, que je ne pouvais décrypter... Peut-être le manque de confiance en sois, ou juste la raison pour laquelle je connais très bien Castiel : il les collectionne, et ne les aime pas. Il a toujours fait comme ça, pourquoi changerai-t-il maintenant ? Pourquoi aimerai-t-il enfin ? Pourquoi ce serai moi ? Pourquoi grandirai-t-il ? ... Pour la raison, qu'il ne sait pas ce que c'est l'amour, comme moi avant... J'avais pris son caractère et les collectionnaient : d'abord Maxime avec qui j'ai jouait, c'est pour cela que je n'ose pas, j'ai crus l'aimais, mais c'était juste de l'amusement et rien d'autre, je m'amusais à le faire souffrir ; et ensuite il y a eu Dake, qui m'a fait plus de mal que de bien, il me traitait comme une moins que rien, et j'en ai eu plus que ras le bol, je l'ai quitté. C'est Dake qui m'a fait réfléchir à la vie, et cette fois les sentiments que j'éprouvais pour Castiel n'ont pas arrêté d'évoluer, maintenant je sais ce qu'est « l'amour »... Je ne pourrai même pas le d'écrire, il est trop grand, trop immense, je suis amoureuse de Castiel d'un amour qui tut, voilà mes sentiments. Je l'aime à la folie, je ferais tout pour lui, je me tuerai pour lui, je cèderai tout ce que j'ai pour lui, ... Je l'aime trop, et je me perds dans cet amour, je ne peux le contrôler tellement il m'envahit, tellement il est immense... Et si Castiel me dit « qu'il ne m'aime pas », ou « qu'il ne ressent rien pour moi », ou encore « que je ne suis pas celle qui fait battre son c½ur », ou pire « que je ne suis qu'un jeu pour lui », alors, je me briserai en éclats de verre, je me réfugierai dans le néant, et je ne pourrai dès lors plus sourire ni aimer... Je serai perdu à jamais, et personne, non personne ne pourra me sauver de là.

*

Quand j'eus fini de me doucher, je sortis de la salle de bain, pour me coucher.

-         Mel...

Je l'ignorais complètement, je n'avais pas envie de parler et encore moins de savoir pourquoi il a essayé de m'embrasser tout à l'heure. Se laver, c'est vrai que ça nous change les idées...

-         Mel parle-moi s'il te plaît...

Je me sens tellement bien maintenant, j'ai juste envie de faire de beaux rêves...

Je m'installais dans le lit, à ma place...

Castiel se mit sur moi avant même que j'ai pu dire « ouf ».

-         Mélanie, parle-moi, j't'en supplie...

-         Ok, bonne nuit.

-         T'es fâché ?

-         Non...

-         Si, Mel dit-moi pourquoi.

-         Pourquoi t'as voulu m'embrasser ?

-         Mel, je... Je t'aime plus que tout.

-         Ah, ouai ?

-         Je t'aime...

-         Dis le à d'autre.

-         Non ! Je t'aime réellement...

-         Alors, prouve-le.

-         Mel... J'te le prouve chaque jour...

-         Là seule chose que tu prouves, c'est que tu tiens à moi.

-         Mel...

-         Bonne nuit !

Je me mis sur le côté, éteignis ma lampe, et ferma les yeux. Castiel se dégagea de moi, qu'au bout de quelques minutes. Et je m'endormis...

*

On retourna chez Agatha, où elle me frappa plusieurs fois alors que je n'avais pas fait grand-chose, c'est peut-être sa qui la gêne « ne rien faire ».

La vie est ainsi, du moins la mienne, quand je fais quelque chose : je suis puni... Et quand je ne fais rien : je suis puni... Je n'y comprends vraiment que dalle à cette vie, ou plutôt à ses gens... A ma famille...

Les semaines passées à Paris : chez ma tante se terminèrent enfin... Ouf ! J'ai bien crus qu'elles dureraient une éternité. Et je gardais toujours mes distances avec Castiel... Est-ce vrai ce qu'il m'a dit ? Il m'aime réellement ? J'ai difficilement du mal à le croire... Je n'arrive pas à le croire, pourtant j'aimerai tant le croire... J'ai confiance en lui, plus qu'en quiconque d'autre. Je ferai vraiment tous pour lui, mais je n'arrive pas à le croire, je n'y arrive pas, je ne peux pas le croire... A notre départ, j'ai dis au revoir à Jo, qui me reparlait de nouveau, comme si elle avait arrêté de me parler parce que Castiel nous séparaient... Enfin bref... La vie recommence ! Sauf que pour l'instant j'évite Castiel à tous prix, je reste avec Rosa, qui qu'en on va arriver va vite fait repartir dans les bras de Lysandre, et je vais l'éviter de nouveau, comme avant, vu qu'elle va se comporter comme une « chieuse ». Depuis ce « qu'on »... qu'elle avait découvert à propos de ses « origines », on était tout de suite devenu plus proche comme quand on était petite, on était proche comme « inséparable », d'ailleurs on s'était promit de ne jamais se séparer quoi qu'il en coûte, mais le « jumeaux » on emménagés à côté de chez nous, et tout est devenu différent, elle s'est forgé son caractère, et moi le miens. Comme si le temps avait était plus rapide que nous, il nous avait séparés... Et les garçons nous ont séparés de plus en plus, elle, elle déteste Castiel, et moi, je déteste Lysandre. Comme ça c'est clair ! Elle aime Lysandre, et moi Castiel. En plus c'est vrai, elle est amoureuse de lui... Même un aveugle pourrai le voir, je suppose que c'est pareil pour moi envers Castiel, y a toujours eu que lui qui n'a jamais rien vu, ou jamais rien voulut voir, comme Lysandre... Enfin bref, passons... Je prends mes distances avec lui pour le moment mais ça ne veut pas dire que je ne l'aime plus, ou que ce n'est plus mon meilleur ami, ça le restera toujours. Les sentiments sont là !

Dans le train, je ne me mis pas à côté de Castiel, je ne voulais pas le faire souffrir, juste lui faire comprendre que je prends mes distances pour un temps, en plus comme je le lui ai dis « Prouve-le »... Alors j'attends, et s'il ne me le prouve pas, alors il ne m'aime pas, et il faut qu'il me le prouve, je n'ai pas envie de le perdre, moi !

Je l'aime...

En tout cas, la rentrée dans le lycée passa vite, je n'avais jamais mis les pieds dans un lycée, et je n'ai pas étais déçu. Entre les profs, les élèves, et les filles qui se trouvent plus hautes que les autres, comme les gars : les populaires. Bon, ok, ils ne sont pas tousses comme ça, mais la plupart si. D'ailleurs après juste une semaine là-bas, je n'avais toujours pas d'amis, comme toujours, je ne me fais jamais d'amis, je ne vais pas vers les autres... Ma s½ur, elle, à rejoint le groupe des populaires, elle est super amie avec une certaine Ambre : la pétasse blonde, Debrah : le pute décoloré, et Nina : la gentille peste, oui Nina était ma meilleure amie il y a un temps, mais à cause d'un truc stupide de primaire, c'est devenu ma pire ennemie, et maintenant, enfin, depuis le collège, c'est la meilleure amie de Rosa, Nina est devenu une personne insupportable, une gamine, une peste de service, ... Avant, c'était la plus gentille du monde, enfin je crois...

Bref, maintenant, ça fait une semaine que j'y suis et là je suis en phyllo...

Le prof était en train de faire un discours chiant sur je ne c'est quoi, et je m'endormais déjà...

-         Dites ! Vous m'écoutez au moins ?

-         Pas vraiment, dit Castiel toujours à faire son « intéressant », ou en tout cas « à se faire remarquer par tous les moyens ».

-         Ah, oui ? Vu vos résultat Mr Faure, vous devriez commencez par écoutez.

-         Mais c'est chi*nt m'sieur, intervins-je sans m'en rendre compte.

-         C'est vrai aussi que vous, Mlle Perrin, vous n'avez pas de résultats brillant non plus...

-         Ah, ouai ? Ben ça alors, je m'y attendais pas du tout, constata Nina avec son sourire de garce.

-         Mlle Moreau, elle, au moins a la moyenne...

-         Mais c'est génial, dis-je complètement sarcastique.

-         Alors on a une mauvaise moyenne Mélanie, me dis Rosalya sur le ton du défi.

-         Alors, toi, tu peux toujours parler, vu que jusque là tu ne suivais presque rien du court.

-         Ah ouai ? Et comment tu le sais ?

-         J't'ai vu grosse conne.

-         Et comment tu... ?

-         On t'a bien donné des yeux, non ?

-         Ouai, mais...

-         Ben j't'ai vu avec !

-         Ne me prends pas pour une conne !

-         Non, mais tu ne sais même pas que les yeux servent à voir !

-         Justement, sur ce sujet, c'est.....

Bla bla bla... Et c'est reparti...

Ambre parle un peu trop fort à mon goût, et bien qu'elle soit à l'autre bout je l'entendu dire :

-         Pour une fois qu'il y avait un peu d'ambiance...

-         Tu veux de l'ambiance et ben vas-y avoir de l'ambiance ! Lui gueula la fille juste devant moi : Kim, je crois.

-         Mais l'ambiance ce n'est pas sur moi qu'il faut la passer !

-         Je la passe sur qui je veux !

-         Moi je suis juste spectatrice !

-         Ah, oui c'est vrai trop occupé à être une p*te...

-         Une pute !

-         Non mais tu t'es pas vu ! Lui cria Debrah.

-         Ah ouai ? Et toi qui ne s'est pas aimé les gens !

-         Mais c'est faux !

-         Bah voyons, puis quoi encore ?! Tu as des larbins comme amis !

-         C'est qui que tu traites de larbins ! Intervint Nina en se levant.

Kim se leva à son tour, comme Ambre et Debrah...

-         Bon ça suffit maintenant ! Gueulai-je sans le savoir.

-         On t'a pas causé ! Intervint Rosalya en se levant elle aussi.

-         Je t'emmerde Rosalya ! Lui criai-je en me levant à mon tour.

-         Tiens mais ce ne serai pas la p'tite Violette qui manque à l'appelle, fit semblant de remarquer Ambre.

-         Alors TOI, tu vas avoir la tête dans le mur ! Lui cria une Kim très en colère.

-         Tu vas rien faire à ma s½ur, dit le délégué d'une totalement calme et pausé.

-         Oh... Le très cher délégué sort le bout de son nez... Intervins-je complètement désemparé.

Kim me regarda d'un regard qui voulait dire « toi, j't'aime bien », puis elle continua sévère à l'intention du groupe de « pétasses » :

-         Elle est où Vio' ?!

-         Elle doit sans doute faire dodo dans l'un des placards...

-         BORDEL !! Mais elle vous a rien fait !

-         Si, elle traîne avec toi...

-         Ben ouai, parce que c'est mon amie, alors que toi, Debrah, j'suis certaine que ce n'est pas trop le cas avec tes toutous.

-         Ah, ouai ? Mais t'a cas foutre le camp si tu nous aimes pas...

-         Non, j'vais pas te faire ce plaisir, je vais plutôt te défoncer ta gueule !

Elle allait s'apprêter à la frapper, quand je lui retins le bras, elle se retourna vers moi, et je lui dis :

-         Ça ne changerait rien, elles ne grandiront pas...

-         T'as raison, elles sont trop c*nnes pour faire la différence entre 1 et 2.

-         C'est sûr, on ferait mieux d'aller chercher Violette.

-         Ouai, bye bye les pétasses ;)

-         Bon débarras, dit Ambre en s'affalant sur sa chaise.

En sortant de la salle, Rosalya me fit un signe de la main que j'ignorais complètement, ensuite énerver elle s'assit, elle aussi sur sa chaise.

En fermant la porte, je remarquais que le prof n'était pas là, mais au bout de quelques secondes j'entendis des voix provenant de plus loin dans le couloir. On se regarda, avec Kim. Et je l'emmenais se réfugier avec moi derrière un mur qui était un peu plus loin.

On entendit le prof discuter avec quelqu'un d'autre, une personne que je n'avais pas encore entendue, je passais vite fait la tête pour voir qui s'était. Et Kim pensa à faire la même chose que moi...

C'était le directeur qui rentrait dans la salle accompagné de notre prof...

Avec Kim, on marcha le plus discrètement possible pour s'en aller.

On chercha pendant des heures et des heures son amie Violette, quand la récré était là, on y était toujours. Au bout d'un moment je crus que j'allai renoncer, et c'est là qu'on entendit du bruit d'un placard caché derrière un mur et une énorme plante verte...

Kim se précipita vers le bruit, tira d'un grand coup sec une des portes du placard et une fille tomba dans ses bras. Elle avait les cheveux en bataille, les joues remplient de pleurs, les yeux pleins de larmes, les cheveux violets tous comme ses yeux. Elle avait une sorte de robe noire avec une ceinture à la taille et le bas de la robe avait des rayures violettes assorties à ses cheveux. Elle portait des bottines noires, des bracelets noirs et violets, et un léger serre tête avec des bandes noires et violettes.

 

-         Mélanie, je te présente Violette.

C'est donc elle son amie Violette...

-         Vio', voici Mélanie, une fille cool.

-         Salut, me dit-elle avec un sourire timide.

-         Salut, lui répondis-je un peu mal à l'aise maintenant.

C'est comme-ci je ne voulais pas lui faire de mal, la laisser tranquille, et ne pas la briser en mille morceaux...

 

Je parlais avec les filles pendant quasiment toute la pause du repas. Elles étaient super toutes les deux, et Violette se détendait à mesure que le temps passé, moi aussi d'ailleurs. Je n'ai presque jamais eu d'amis, et je ne suis pas très douée pour m'en faire.

-         Merde ! M'exclamai-je d'un seul coup, j'viens de penser que j'ai oublié quelque chose dans mon casier, je reviens vite.

-         Ok ! Salut p'tite, me dit Kim.

-         A toute à l'heure, me dit Violette avec cette fois-ci un grand sourire.

 

Quand à moi, je me précipitais vers mon casier mais je fis interrompue par Castiel qui passait dans le coin...

Oh, non ! Pas lui ! Je ne veux pas le voir...

Il me retint par le bras, et je dus le regarder dans les yeux.

-         Mel, arrête de m'en vouloir...

-         Mais tu veux que je te dise quoi ?!

-         J't'en pris ! Tu sais très bien que je t'aime !

-         Mais, arrête !

-         Arrêter quoi ?!

-         Ça ! Ce que tu fais, tu persiste à dire que tu m'aime, et...

-         Et ?

-         Me prends pas pour un jouer Castiel !

-         Je ne te...

Il s'arrêta net de parler pour me regarder dans les yeux... Comme s'il y chercher quelque chose. Il sait très bien que je ne veux pas qu'il me fasse du mal, qu'il me brise entièrement, parce que là je serai plus que briser. Je ne veux pas entrer dans sa collection ! Je veux qu'il m'aime pour ce que je suis, et qu'il prenne soin de moi comme il l'a toujours fait, je veux être plus que sa meilleure amie, je veux...

Son regard me stresse trop ! J'en peux plus !

Je m'enlevais de son étreinte et me précipita jusqu'à mon casier, je l'ouvris et il le referma d'un coup sec. Son regard était à la fois glaciale et triste...

-         Mel ! Tu fais quoi, là ?

-         Je... Je cherche quelque chose.

-         Ah, ouai ? Et on peut savoir ce que c'est !

Je pris mon air le plus dédaigneux possible, le regarda droit dans les yeux et dis une de ses répliques préférés :

-         Je t'en pose des questions, moi ?!

Son air changea d'un seul coup, il ne savait plus quoi faire...

Je l'ai déstabilisé XD ! YES ! Mélanie : 1. Castiel : 0.

Mais malheureusement pour moi, il se reprit vite, mon air joyeux changea vite. Il eut un léger sourire...

-         Alors comme ça, on reprend mes répliques.

Ça m'aurait sans doute fait marrer si je ne me souvenais pas de ce qu'il avait essayé de faire, je revois sans cesse la scène quand il est dans les parages...

-         Ouai, dis-je plus que pensive.

Son sourire disparu aussi vite qu'il était arrivé, et il reprit.

-         Mel, je... Arrête de m'en vouloir sa ne tiens pas debout, pourquoi tu m'en veux d'abord ?

-         Je... Tu le sais très bien ?!

-         D'accord ! Comme tu voudras ! Mais si tu continu à me faire la gueule, sache que je ne serai plus là pour toi !

Puis il partit comme ça, me laissant seule à jamais, avec cette phrase qu'i n'arrêtait pas de tourner en rond dans me tête : « D'accord ! Comme tu voudras ! Mais si tu continu à me faire la gueule, sache que je ne serai plus là pour toi ! »... Je m'en veux tellement d'agir comme une gamine, mais c'est plus fort que moi... Je suis une gamine !
Je pris ce que je chercher et le sortis du casier, c'était le pendentif de ma mère, le seule souvenir qu'il me rester d'elle, d'habitude je ne le quittais jamais...  
 

 
 
M.E.M.A.M.E.- Chapitre 3 « Un retour à la normal, ou presque…  »

 
Soudain quand je refermais la porte du casier, je sursautais en voyant la tête de Dake, mon ex-petit ami. Je le hais tellement, il ne peut même pas se l'imaginer. Ce mec qui m'a traité comme un objet durant toute notre relation et qui ensuite me trompe avec une autre fille dite trop sexy...   
-         Tu veux quoi ?!
-         Moi ? Juste te demander comme ça va.
-         Tu ne traite plus les filles comme des meubles à vendre ?
-         Non ! Je... Ecoute je suis désolé... Tu ne sais même pas combien je suis désolé.
Il est sérieux là ?! Il s'excuse ?!                                    
-         Mais c'est trop tard pour des excuses ! Tu le sais très bien !
-         Je sais mais je tenais quand même à me faire pardonner...
-         Désolé de te dire que c'est raté...
-         Je sais... Mais on pourra peut-être devenir ami... ?
Mais à quoi il joue ? En plus il réussi son coup... Je... J'adorerai être ami avec Dake sauf que...
-         Non ! Tu ne seras jamais un ami !
-         Ah bon ? Je ne lâcherai pas l'affaire.
-         Ecoute Dake, à quoi tu joue ?
-         Je... Je veux juste être ton ami, j'ai le droit, non ?
-         Euh... Je...
-         Je t'en pris...
-         Non !
-         S'il te plaît...
-         Non, c'est non !
D'un coup énervé, il me prit les poignets et me plaqua contre les casiers... J'en eus le souffle totalement coupé...
-         T'as intérêt à m'écouter ! Me chuchota-t-il totalement énervé. Un jour tu seras à moi, je peux te le promettre, tu seras mienne !
Non ! Mais il est taré !
-         Non ! Mais lâche-moi ! Dis-je en me débattant de toutes mes forces sans y parvenir.
En faite je n'ai pas vraiment de forces, et si en plus il tient plaqué contre un mur, moi je suis totalement et terriblement morte... En plus Castiel m'a clairement fait comprendre qu'il ne m'aiderait pas le moins du monde... Fais chiez ! Je suis morte !
-         Pourquoi ?
Sans que je n'aie pu dire quoique ce soit, ses lèvres touchaient les miennes, j'essayais de le repousser sans y parvenir non plus...
D'un seul coup, sans savoir comment, j'étais débarrassée de lui...
-         T'as fais quoi, là ?! Lui criai... Castiel ! Mais oui c'était bien lui...
Il était sur lui, en train de le frapper...
Oh, non ! Cast ! Ne fais pas ça !
La situation changea vite, et c'est maintenant Dake qui était sur Castiel...
Mon dieu ! Mais faite que ça s'arrête ! Faite qu'ils arrêtent !
-         Oh ! Mais ça va pas la tête !!! Avais-je criai à en perdre la voix.
Ils s'étaient soudain tous les deux arrêtés, et m'avaient regardés avec étonnement. Oui je ne supporte pas la violence ! En plus, Castiel le sait maintenant le pourquoi... C'est ce qui le fit arrêter...
Il en profita tout de même pour projeter Dake dans les casiers...
-         Ne t'avise plus JAMAIS de la toucher !!
Dake hochait instantanément la tête de haut en bas et fuyait... Castiel, lui, attendit le dos tourné à moi, de se calmer... Il y eu un gros blanc...
-         T'avais dis... Commençai-je. T'avais dis que tu ne seras plus là pour moi...
Il se retourna d'un seul coup, me regarda droit dans les yeux...
-         Je sais très bien ce que j'ai dis.
Il se rapprocha encore plus de moi, me mit sa main dans mes cheveux...
-         Désolé, dit-il complètement submerger par ses émotions, désolé d'être parti, désolé de te faire du mal, désolé de te décevoir, désolé...
Je le coupais net...
-         Non ! Arrête, il plongea ses yeux bleus dans les miens. C'est moi qui suis désolé... Désolé de te dire ça, désolé que tu sois tout pour moi, désolé d'avoir peur de n'être pas à la hauteur, désolé de ne pas être la fille que t'espérais, désolé de t'aimer ! Pourtant c'est vrai... Je suis tombée amoureuse de toi, je t'aime Castiel...
Je m'enlevais de son étreinte, mais il me reprit, m'emmena à lui et...
 
M.E.M.A.M.E.- Chapitre 3 « Un retour à la normal, ou presque…  »

 
Je crus que mon c½ur cessait soudain de battre...
Il, il m'embrasse là ! C'est... C'est le plus beau jour de ma vie !
Tout en moi s'affola ! Et je glissai mes mains autour de son cou, et l'attira à moi tout en l'embrassant... Il glissa ses mains dans mon dos, et m'attira encore plus près... Dès qu'il y ajouta sa langue, je mis ma main dans ses cheveux et l'attira encore plus près...
 
A suivre... 

Tags : Mélanie - Rosalya - Castiel - Johanna - Agatha - Kim - Violette - Nina - Debrah - Ambre - Dake - M.E.M.A.M.E.

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.146.214.8) if someone makes a complaint.

Report abuse