J.T'A.H. Chapitre 1

 
17 avril 2015 

J.T'A.H. Chapitre 1

 
Pdv Cassie
 
Proserpine n'est toujours pas debout comme d'hab'. J'eus le temps de me préparer, me doucher, m'habiller, ...
Je me mis à regarder la télé, le matin il y a toujours rien d'intéressants, donc je fus obligé de mettre les dessins animés. Je me rendis compte qu'ils étaient nuls comme pas mal pour certains, je m'en fous les meilleurs resteront toujours, pour moi, les disney.
Les meilleurs, je trouve, sont Mulan, la reine des neiges, la planète au trésor,... Je déteste tous ce qui se finis mal, j'aime bien les fins heureuses.
Je jetai un regard vers l'horloge sans y faire grande attention...
Oh mon dieu ! J'ai bien vu ce que j'ai vu là ? Je vérifiai, oui il est bien 8h, mais on commence à 8h !! Proserpine ! Je vais te tuer !!!
Je claquai la porte de sa chambre, lui tira sa couette, ouvris les volets, et la secoua.
 
Cassie : Proserpine ! Tu as vu l'heure !!!
Proserpine : Quoi ! Quoi ?
Cassie : Il est 8 heures !
Proserpine : *réfléchie* 8 heures... Oh merde !
 
Elle s'habilla à la vas vite, s'arrangea les cheveux et se fut le temps d'y aller.
On couru comme des malades dans toute la ville, on y est déjà allée hier alors on devra retrouver le chemin. On faillit se casser la gueule bien plus d'une fois. Au moins il n'y avait pas trop de chemins à faire.
On entra comme des folles furieuses dans l'établissement, toute façon ils étaient déjà tous en cours, en même temps il était 8h15. On couru encore, le sol était glissant, ce n'est pas cool ça. Alors il faut trouver la salle 108. Apparemment c'est au 1er étage. On prit les escaliers, une fois ceux-ci trouvé. Puis on tomba sur un couloir un peu immense. La salle à droite était la 115, génial ! Il y avait une porte ouverte plus loin, cool des gens pourront nous voir nous exploser la gueule contre le sol.
Les numéros aux portes défilaient sous mes yeux pendant que j'accélérais pour essayer de rattraper Proserpine. Je n'y arrivai pas... Mais ce n'est pas juste aussi, elle court tous les week-ends. Puis je ne sais pas pourquoi elle tomba et fis une roulade avant d'atterrir sur le cul pile poil devant la salle de classe ouverte.
 
Prof : *Regarde* Vous devez être les nouvelles.
Proserpine : *essoufflée* Ouais, c'est ça.
 
On est arrivée, oui !! Enfin !
Je n'eus même pas le temps de m'arrêter que je glissai et alla m'exploser contre le sol trois mètres plus loin.
 
Cassie : Aïe !
 
On peut dire que j'étais désormais totalement éveillée... Je vus Prose' s'avancer vers moi et me tendre sa main que je fus ravie d'accepter pour m'éloigner de ce carnage.
On était à peine entrées dans la salle que les paroles jaillirent de la bouche de tous les élèves de la classe : « Elles sont un peu conne tu ne trouves pas ? », « Elles sont trop belle ! », « C'est elles les nouvelles ? », « Mon dieu encore des filles ! », « Elles ont l'air sympas quand même »,...
Le prof tapa fort dans ses mains et plus aucun mot ne se fit entendre. « Il est trop fort ce prof ! Il doit avoir pas mal d'autorité... » Pensais-je.
 
Prof : Voulez-vous bien vous présenter les filles ?
 
Oh, non ! J'ai trop la flemme.
 
Cassie : Ouais, bien sûr !
 
L'expression qu'afficha Proserpine en disait long sur ce qu'elle pouvait penser de négatif contre moi, à ce moment-là. Elle n'avait d'ailleurs pas l'air de vouloir prendre la parole en premier. J'allais devoir commencer comme d'habitude... Mais c'est là que je la vis prendre la parole, Prose' qu'est-ce qui t'arrives ?
 
Proserpine : Alors moi c'est Proserpine, je c'est que c'est un nom de merde mais je ne l'ai pas choisis. Sinon j'ai 16 ans tout comme la blonde qui se trouve à côté de moi.
 
La blonde, hein ? Je vais essayer de rattraper tous ça moi...
 
Cassie : Oui, donc je m'appelle Cassie, *en désignant Proserpine* cette folle c'est ma s½ur adoptive, on habitait dans un coin paumé tout comme maintenant d'ailleurs. Et voilà c'est tout...
 
Mon dieu ! Les mecs de cette classe sont trop beaux !!
Le prof nous demanda de nous installer au fond derrière un mec assez grand et avec un tatouage au bras.
Le mec se retourna et nous dit un « hey ! ». C'était étrange ça...
On répondit « salut » chacune notre tour.
 
??? : Mon nom à moi c'est Castiel.
Proserpine : *s'en fiche* cool.
 
Ah ah celle là je la retiens ma petite Prose'.
Mais il continua de parler et on fut obligée de répondre, le truc qui m'énervais au plus au point c'est le faite qu'il n'arrête pas de relooker Prose' mais elle ne le remarqua même pas. C'est vrai qu'elle était habillée légèrement. 

J.T'A.H. Chapitre 1

 
Depuis la mort de Lily, elle s'est teint les cheveux en noir et son style est devenu encore plus noir qu'avant. Elle n'arrête pas de sourire pour montrer que ça va alors qu'en réalité elle ne va pas bien du tout. Elle pleure tous les soirs, fais des cauchemars toutes les nuits et d'autres choses à mon avis. Je ne vois pas tout, mais moi aussi je suis passée par là. Je crois que je suis toujours un peu « folle » disons. J'ai fait des choses dont je ne suis pas fière et j'ai arrêté quand Proserpine a commencé à tomber en chute libre. Elle commence à haïr le monde encore plus que moi avant et elle se referme sur elle-même comme si elle n'avait pas besoin d'aide. Elle me fait énormément de peine mais je ne sais pas pourquoi je ne fais rien, je ne peux pas l'aider, il n'y a qu'elle qui peut se reconstruire, se reformer, se reprendre, revivre...
Ce Castiel à l'air de s'intéresser à elle, tant mieux ! Il faut qu'elle soit elle-même, qu'elle s'amuse.
 
Proserpine : *sourie* Alors comme ça tu es un petit rebelle.
Castiel : Peut-être... Je voudrai savoir comment toi tu es.
Proserpine : Moi ? Je suis tout à fait normale, je suis... une fille tout simplement banale, sans importance.
Castiel : Mais bien sûr...
 
La sonnerie retentit comme pour mettre fin à leur relation d'un coup. Il ne peut pas en savoir plus.
 
Cassie : Allez Prose' on y go !
Castiel : *se marre* Ouais Prose' bouge ton cul.
 
Proserpine le regarda de « ce » regard, ça commence. Elle le regarde comme elle regarde...
Je reçu un coup de classeur qui m'extirpa vite fait de mes pensée, je regardai Proserpine avec un regard de vengeance.
 
Proserpine : Let's go !
Cassie : Oui c'est partie !
 
Je n'étais pas tellement réjouie d'aller à notre prochain cours sachant qu'on va devoir faire encore tout un manège. Mais quand faut y aller, faut y aller ! Comme on dit...
 
12h
 
J'étais dans le self avec des gens de la classe qui m'avait proposé de venir manger avec eux mais Proserpine ne voulus pas, et était allée à une autre table, seule. Je savais maintenant qu'une rousse très gentille se nommait Iris, une fille folle aux cheveux blancs s'appelait Rosalya, une fille timide aux cheveux violets était Violette, une noir cool se prénommait Kim, un surfeur blond avait comme prénom Dake et enfin un mec aux yeux bleus trop sympas s'appelait Kentin.
Ils étaient tous vraiment gentil avec nous même si Prose' aime plutôt la solitude en ce moment. Moi je m'amusais bien !
Je vus Castiel la dévorait du regard pendant tout le repas, lui, traînait avec un gars aux cheveux blancs, et une blonde avec ses trois copines. Il discutait avec eux mais reportait toujours son attention sur Proserpine, je sentais qu'elle l'intriguait.
Prose' avait le regard figé sur son assiette encore pleine, elle ne l'avait pas encore touché. Elle était perdue dans ses pensée sûrement à ressasser son passé sombre.
 
Cassie : Je reviens tout de suite.
Iris : Dac' on te garde ta place t'inquiète.
 
Je me dirigeai vers Prose' qui ne me vis même pas arriver, quand elle leva la tête son regard me donnait des éclairs.
 
Proserpine : Tu veux quoi ?
Cassie : Je veux que tu manges.
Proserpine : Tu veux mon bien mais tu ne fais jamais rien...
Cassie : C'est à toi de changer, c'est toi qui dois le déci...
Proserpine : *la coupe* Alors je décide de ne pas manger, de m'en aller, et je voudrai aussi être seule par la même occasion.
 
Je la regardai tristement quitter le self en amenant son plateau au passage.
Je retournai m'assoir et vis Castiel se lever et allait rejoindre Proserpine dehors...
 
20h
 
Proserpine était montée dans sa chambre « pour allait se coucher » mais je savais qu'elle allait rester éveillée encore longtemps puis se réveiller dans la nuit à cause de ses cauchemars sans cesse.
Moi, je montai dans ma chambre, je lus un peu avant de m'endormir profondément comme le faisait sans aucun doute le père de Prose'.
 
18 avril 2015

J.T'A.H. Chapitre 1

Pdv Proserpine
 
Je me souviens de chaque rire qu'elle a pu émettre. Ces paroles me revenaient petit à petit, ces moments de pur bonheur me faisait replonger dans ma soif de douleur. Sa voix s'estompait à chaque seconde qui s'écoulait. Je déraye sans cesse, je cri, je hurle mais personne ne m'entends, jamais... Mes souvenirs refont surface à chacun de mes pas. Je marche à reculons, je semeurs, je m'effondre à l'intérieur. Ma vu se trouble à la pensée des moments de haines, de ses disputes, de ses mots blessant qui ne cesse de s'enchainer, de se multiplier, de se répéter sans interruption. Une larme coule le long de ma joue, je revois son corps si frêle, si faible et pourtant si beau. Ses yeux magnifiques qui respiraient la joie de vivre. Je la revois me taquiner, me défendre, m'émerveiller. Puis... Je me transforme en fontaine, mes larmes continuant de se fracasser sur le plancher... Je repense à cette nuit, à son corps étendu sur le sol, à ce sang. Je la revois me parler, rire à côté de moi quelques secondes auparavant et juste après être raide morte par terre... Ma colère se faisait nettement entendre, mes cris se faisaient meurtris, ma douleur profonde. Tous moments de bonheur, tous rires, toute joie venait de disparaître dans un flot d'obscurité. Ma vie venait de basculer dans le vide, dans la terreur, dans la noirceur...
 
Flash Back :
21 février 2015
 
La pluie s'effondrait sur mon corps me permettant de ne pas partir, de rester parmi les vivants. J'étais totalement éveillée, je sombrais juste dans mes souvenirs, dans mes pensées. Elle ne peut pas être morte, c'est juste impossible. « Elle est en vie » ne cessais-je de me répéter doucement en l'absence de vie. Elle ne peut pas mourir, elle est invincible, elle m'a toujours donnée l'impression de sortir d'un autre monde, d'être impossible à briser. C'est une dure à cuir, c'est une combattante, c'est la meilleure amie que j'ai jamais eu. Elle est tout pour moi, toute ma vie, mon âme. J'ai tellement eu de délires avec elle, tellement de moments inoubliables. C'était comme la s½ur que je n'ai jamais eu. Elle était tout, c'était ma petite s½ur brillante et mille fois plus jolie que moi. Elle était si... parfaite. Non, je ne pourrai jamais accepter sa mort, elle n'est pas morte. Non !
Je caressais ses cheveux, les remettais en place comme elle aimait. Je ne pouvais pas la perdre, pas cette fois, pas encore, pas pour de bon. Pourtant c'était le cas, elle était là, à mes pieds baignant dans son sang, les yeux figés dans l'obscurité. « J'ai peur » m'avait-elle dit juste avant de partir. Je lui fermai ses yeux après les avoir regardé une dernière fois. Je devais faire quoi, moi ?! Hein Lily ? Je fais quoi maintenant ? Si jamais je pouvais revenir en arrière et prendre cette balle à ta place, je le ferai. Je ne pouvais pas te regarder t'en aller, je ne pourrai jamais, pourtant je l'ai fait.
Je criai encore une fois de plus à en perdre ma voix. Mes larmes ne cessaient de couler. Mes sanglots se faisaient de plus en plus forts. Si j'en avais eu la force j'aurais couru après ce malade et je l'aurais attrapé et lui aurais fait subir le même sort qu'il lui a infligé. Elle ne méritait pas de mourir ainsi, elle était beaucoup trop gentille, trop magnifique, trop rayonnante de joie, de rires.
Je ne pouvais plus bouger, plus parler. Ma voix restait clouée au fond de ma gorge. Je ne pouvais que me lamentais, pleurer, émettre d'atroce sanglots qui auraient dû alarmer toutes les rues à dix kilomètres. Mes pensées ne pouvaient plus crier leur douleur, ma voix s'en chargeait. Je ne pouvais pas saigner, je saignais de l'intérieur et mes mains me donnaient horreur à avoir son sang dessus. J'avais du sang sur les mains, c'était de ma faute, si jamais ma curiosité n'avait pas encore fait défaut. Elle serait toujours bien vivante et resplendissante de bonheur. Elle rirait à mes côté, me ferait rire, et serait avec son petit-ami. Sam va mourir en apprenant ça... Il mourra sans doute plus que moi. Il l'aimait à en perdre son âme, j'ai toujours voulu qu'un homme me regarde comme il la regardait, qu'un homme m'aime comme il l'aimait, je l'ai toujours voulu, et je regrette atrocement d'avoir pu penser ainsi. Mon c½ur est pourtant déjà éprit de quelqu'un d'extraordinaire que je ne mérite aucunement.
Les voisins réagirent enfin et vinrent à mon secours, ils m'extirpèrent de là, m'emmenèrent plus loin et appelèrent les secours. Je n'avais pas besoin d'aide, j'avais juste besoin d'être seule, je voulais la revoir revenir, revivre. Une énième douleur me consuma en pensant que si j'aurais appelé à l'aide plus tôt elle aurait des chances de sans sortir. Mais qu'est-ce que j'ai fais ?
 
Fin du flash back.
 
 Je pris un verre d'eau et le but d'une traite, j'avais perdu la notion du temps. Je ne savais plus ou je me trouvais. Mes joues étaient devenues rouge par mes larmes comme mes yeux. Ma vue revenait petit à petit, j'essayais de me calmer.
Je me mis sur le lit de ma chambre, mis la bande son et commença à chanter cette chanson que j'aime tant et qui me fait énormément penser à Lily.


 
« Traduction : »
(It's been a long day without you my friend
La journée fut longue sans toi, mon ami,
And I'll tell you all about it when I see you again
et je te raconterai tout quand je te reverrai.
We've come a long way from where we began
On en a parcouru du chemin, bien loin de là où on a commencé.
Oh I'll tell you all about it when I see you again
Je te raconterai tout quand je te reverrai.
When I see you again
Quand je te reverrai...

Damn who knew all the planes we flew
Merde, quand je repense à tous les avions dans lequels on est montés,
Good things we've been through
à toutes ces bonnes choses qu'on a vécues...
That I'll be standing right here
Que je vais me tenir juste là
Talking to you about another path
et te parler de chemins alternatifs.
I know we loved to hit the road and laugh
Je sais bien que nous aimions prendre la route et nous marrer,
But something told me that it wouldn't last
mais quelque chose me disait que ça ne durerait pas,
Had to switch up look at things different see the bigger picture
que je devais voir les choses différemment, de prendre plus de recul.
Those were the days hard work forever pays, now I see you in a better place
Ce sont ces jours de dur labeur qui ont payé, maintenant que je te vois dans un endroit meilleur.

How could we not talk about family when family's all that we got ?
Comment ne pas parler de famille, quand c'est tout ce que nous avons ?
Everything I went through you were standing there by my side
Dans tout ce que j'ai traversé, tu as toujours été là à mes côtés.
And now you gonna be with me for the last ride
Et maintenant, tu seras à mes côtés pour cette dernière virée. 

It's been a long day without you my friend
La journée fut longue sans toi, mon ami,
And I'll tell you all about it when I see you again
et je te raconterai tout quand je te reverrai.
We've come a long way from where we began
On en a parcouru du chemin, bien loin de là où on a commencé.
Oh I'll tell you all about it when I see you again
Je te raconterai tout quand je te reverrai.
When I see you again
Quand je te reverrai...

First you both go out your way
D'abord, on se trouve le point commun de faire de notre mieux,
And the vibe is feeling strong
et après, le courant passe très bien.
And what's small turn to a friendship, 
Et de cette étincelle naît une belle amitié,
A friendship turned into a bond
une amitié qui devient un véritable lien.
And that bond will never be broke 
Ce lien, jamais il ne se rompra,
And the love will never get lost
et ce sentiment ne sera jamais perdu.

And when brotherhood come first
Quand la fraternité passe avant tout,
Then the line will never be crossed 
alors cette ligne ne sera jamais franchie.
Established it on our own
C'est à toi de décider
When that line had to be drawn 
quand cette ligne doit être tracée.
And that line is what we reached
Cette ligne, nous l'avons atteinte,
So remember me when I'm gone
alors souviens-toi de moi quand je ne serai plus là.

How could we not talk about family when family's all that we got ?
Comment ne pas parler de famille, quand c'est tout ce que nous avons ?
Everything I went through you were standing there by my side
Dans tout ce que j'ai traversé, tu as toujours été là à mes côtés.
And now you gonna be with me for the last ride
Et maintenant, tu seras à mes côtés pour cette dernière virée. 

So let the light guide your way,
Alors, laisse la lumière guider tes pas.
Hold every memory as you go
Garde précieusement chaque souvenir durant ton périple.
And every road you take
Et chaque route que tu prendras
Will always lead you home
te ramènera toujours à la maison.

It's been a long day without you my friend
La journée fut longue sans toi, mon ami,
And I'll tell you all about it when I see you again
et je te raconterai tout quand je te reverrai.
We've come a long way from where we began
On en a parcouru du chemin, bien loin de là où on a commencé.
Oh I'll tell you all about it when I see you again
Je te raconterai tout quand je te reverrai.
When I see you again
Quand je te reverrai...

When I see you again
Quand je te reverrai...
When I see you again
Quand je te reverrai...)




 
La musique s'arrêta et quelques larmes coulèrent le long de mes joues, ça me faisait tellement de bien de savoir chanter et de libérer ce qu'il y avait au fond de moi. C'est là que je pensai à Castiel. Castiel qui s'était inquiété pour moi hier midi... Je me souviens de son regard si attendrissant et de ses mots, ses simples morts qu'il avait dit après que je l'ai renvoyé bouler : « Tu n'auras pas à t'étonner de ne plus me voir après et de ne pas avoir d'amis sur qui compter. »
 
Je ne voulais pas « d'amis », je n'en avais pas besoin, mais je regrettais tellement de lui avoir dis d'aller se faire foutre, et de me laisser tranquille et par-dessus tout de ne pas l'avoir retenu. Lily me manquait tellement que j'avais oublié ce que cela faisait d'avoir des amis, des personnes en qui avoir confiance sans avoir peur de les perdre.
 
Mon état s'était peut-être nettement amélioré, comme le disait mon psy, moi, je ne voyais pas de changement. C'est comme si ça allait mieux et peu de temps après je rechutais comme si rien n'avait changé. J'ai étais tellement conne de chez conne ! Je ne pouvais plus me regarder en face tellement je me faisais peur, je ne pouvais que remarquer ses coupures sur mon bras et en avoir horreur.
 
Mais je n'avais qu'une hâte : c'était de recommencer. Car au fond c'est ce qu'il me faisait le plus grand bien. J'allai dans la salle de bain, pris le scalpel et commença une entaille sur mon bras gauche. Ma douleur était tel que je laissai tomber l'objet tranchant au sol. Le son assourdissant que me provoqua sa chute me mit inconsciemment entre deux mondes. Je rêvais déjà à ma fin prochaine sans y penser réellement.   
 
Je mourais à petit feu. Mes mains tremblaient jusqu'à me déstabiliser. Mon sang s'échappait lentement et allait s'écrouler sur le carrelage. Mes yeux me piquaient atrocement, j'avais mal mais je ne pouvais plus pleurer. Je ne voulais plus pleurer, j'en avais trop fait.
 
Personne ne voulait me voir, personne ne voulait me parler, personne ne voulait m'aider. Je n'avais pas besoin de tout de toute façon, je n'avais pas besoin d'aide. Je ne pouvais m'accepter tel que je le suis alors je m'ignorais.
 
 
 
Après avoir repris mes esprits et nettoyais tous ce que je venais de faire, je me laissai tomber de tout mon poids sur mon lit. Mes pensées tourbillonnaient, revenaient sans cesse à ce que j'avais fait, et à ce qu'il s'était passé hier. Et qu'est-ce que j'avais donc fait qui me faisait si peur ?
 
Je pris mon téléphone portable à deux mains, et le regarda quelques secondes avant de me décider. Devais-je l'appeler ? Devais-je lui dire qu'il me manquait atrocement ? Devais-je lui annoncer que je venais de recommencer ? Devais-je le réveiller ? Le déranger ?
 
Je tranchai et me dis que ça me ferais le plus grand bien de lui parlais après les jours qui venaient de s'écouler. Il avait besoin de savoir comment j'allais.
 
 
 
Proserpine : Hey salut mon c½ur.
 
??? : Mon bébé comment ça va ?
 
Proserpine : ça pourrait aller mieux...
 
??? : Tu veux dire quoi par là ?
 
 
 
Je lui expliquai tout... Comme prévu ça me fis du bien de me confier surtout à lui. Je ne voulais rien lui cacher. Je ne pouvais pas, il était tout pour moi...
 
 
 
A suivre...

Tags : Proserpine - Cassie - Castiel - Iris - J.T'A.H.

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